États-Unis : Trump ou la stratégie du pire

De notre correspondante à Washington,, Hélène Vissière
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Donald Trump le 23 décembre 2020.
Donald Trump le 23 décembre 2020.

Donald Trump ressemble de plus en plus à un personnage de tragédie shakespearienne. Retranché dans son bunker, il refuse d'accepter sa défaite et concocte toutes sortes de scénarios pour garder le pouvoir. Même ses plus fidèles conseillers se répandent anonymement dans les médias pour dire qu'il agit de manière de plus en plus irrationnelle et qu'ils ont peur que d'ici au 20 janvier à midi, date de la passation des pouvoirs, il ne prenne des décisions dangereuses.

Depuis le scrutin, Donald Trump est resté presque totalement cloîtré dans la Maison-Blanche à dénoncer le résultat des élections. « On a gagné ce scrutin par un raz-de-marée », martèle-t-il. « La fraude électorale n'est pas une théorie complotiste, c'est un fait ! ! ! » ajoute-t-il. Il passe ses journées devant la télé, à tweeter et à téléphoner à tous ses alliés pour qu'ils le défendent. Il s'est entouré d'un petit groupe de loyalistes, tous plus déjantés les uns que les autres, l'ex-maire de New York Rudy Giuliani, Michael Flynn, son ex-conseiller à la sécurité nationale qu'il a gracié, son ex-stratège de campagne Steve Bannon, lui aussi aux prises avec la justice, et l'inénarrable Sidney Powell, une avocate qui accuse les Clinton, la Chine et même Hugo Chavez, le dictateur vénézuélien, de s'être alliés pour truquer les élections. Ils lui farcissent la tête d'idées délirantes : imposer la loi martiale, faire saisir les machines de vote électronique pour les examiner, envoyer l'armée pour refaire [...] Lire la suite