Les États-Unis retirent les Houthis de leur liste noire des groupes terroristes

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C'est un dossier de plus sur lequel le nouveau président américain revient sur les décisions de Donald Trump. L'administration Biden a annoncé, ce vendredi 12 février, que le groupe rebelle yéménite houthis sera retiré de la liste noire des États-Unis des groupes soutenant le terrorisme. La décision sera effective dès mardi prochain.

La décision n'est pas une surprise. L'intention de revenir sur cette classification des rebelles yéménites comme organisation terroriste avait été annoncée par l'administration Biden dès le jour de l'investiture du nouveau président.

La semaine dernière, le département d'État avait formellement notifié au Congrès son intention d'annuler cette inscription décidée seulement quelques semaines plus tôt. La décision de l'administration sortante avait été vivement critiquée, aux États-Unis comme sur la scène internationale, pour le coût humanitaire qu'elle pouvait avoir.

La désignation exposait en effet toute personne et organisation faisant des transactions avec les rebelles à des poursuites judiciaires aux États-Unis. Or, les ONG intervenant dans le pays soulignaient leur obligation de traiter avec les Houthis alors que la situation humanitaire ne cesse de se dégrader.

Selon plusieurs agences de l'ONU, « la malnutrition aiguë menace la moitié des enfants de moins de cinq ans » cette année au Yémen. Des dizaines de milliers d'entre eux pourraient mourir, préviennent-elles.

« Nous avons entendu les mises en garde des Nations unies, des groupes humanitaires et des membres des deux partis politiques représentés au Congrès », a affirmé le nouveau secrétaire d'État, Antony Blinken, dans un communiqué. Mais si le groupe est retiré de la liste, les principaux chefs Houthis, eux, y restent à titre personnel.

L'administration Biden veut inciter à une reprise du processus politique pour mettre un terme à ce conflit mais elle dénonce l'intensification des attaques, ces derniers jours, par le groupe rebelle.