États-Unis : les questions qui se posent un jour après l'attaque du Capitole

Moins de 24 heures après l’invasion du Capitole par des militants trumpistes mercredi 6 janvier, et une nuit qui sera marquée dans l’histoire des États-Unis, de nombreuses incertitudes demeurent. Qui étaient ces manifestants ? Le drapeau des États confédérés, ségrégationnistes et esclavagistes, se mélangeait aux drapeaux américains et pro-Trump. Un homme présent sur de nombreuses photos de l’intrusion, coiffé de cornes de bison, se nomme Jake Angelli. Il est membre du mouvement conspirationniste QAnon, souvent associé au président sortant : "C’est une mouvance née en 2017, des adorateurs de Donald Trump, ils lui vouent un véritable culte, et pensent qu’il va nettoyer l’Amérique de l’État profond, ils sont foncièrement contre les élites", explique Jean-Éric Branaa, spécialiste des États-Unis. Un cordon de sécurité insuffisant ? Autre interrogation : la sécurité du bâtiment a-t-elle été prise en défaut ? La polémique enfle : "Le monde nous regarde, comme tant de nos compatriotes, je suis choqué et triste que notre pays qui a si longtemps été un phare de lumière et d’espoir pour la démocratie connaisse des moments aussi sombres", a réagi le président élu Joe Biden. Une enquête pour comprendre pourquoi les risques n’avaient pas été mieux évalués est en cours.