États-Unis : un professeur d'extrême droite sera jugé pour menaces envers une responsable sanitaire

Ma. D.
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Le professeur, qui possédait 138 armes à feu dans sa maison, est d'après les enquêteurs lié au mouvement Boogaloo, une milice accusée de vouloir déclencher une guerre civile. Son procès aura lieu en janvier 2021.

Un professeur de mathématiques californien lié au mouvement Boogaloo, milice d'extrême droite visant à déclencher une guerre civile, va être poursuivi pour des menaces répétées à l'encontre d'une responsable de la santé publique à laquelle il reprochait d'avoir mis en place le confinement pour endiguer la pandémie de coronavirus.

Alan Viarengo, 55 ans, qui enseignait dans un institut universitaire public du nord de la Californie, a été arrêté cet été à son domicile de Gilroy, où les policiers ont trouvé 138 armes à feu au total, des milliers de munitions et des explosifs.

D'après les enquêteurs, le professeur est lié au mouvement Boogaloo, qui rassemble aussi bien des néo-nazis que des anarchistes d'extrême droite et veut renverser le gouvernement par une guerre civile. Ses sympathisants, dont certains projetaient d'enlever la gouverneure du Michigan et ont été arrêtés le mois dernier, se reconnaissent aux chemises hawaïennes qu'ils portent sur une tenue militaire.

Une vingtaine de lettres de menaces

Entre le mois d'avril et le mois d'août, Alan Viarengo a envoyé plus d'une vingtaine de lettres de menaces à Sara Cody, la directrice de la santé publique du comté de Santa Clara qui abrite notamment la Silicon Valley. Ce comté avait été l'un des premiers aux États-Unis à instaurer un confinement en mars lors de la pandémie de Covid-19 et Sara Cody a toujours insisté sur la nécessité de limiter les déplacements et activités pour endiguer sa propagation.

"Tu vas payer le prix fort pour ta stupidité", menaçait l'une des lettres d'insulte expédiées par Viarengo. "Tu es finie... C'est terminé... Fais tes adieux", menaçait un autre courrier.

Le suspect a été présenté jeudi à un juge qui l'a convoqué devant un tribunal pour répondre de deux chefs d'accusation criminels : harcèlement et menaces sur un représentant de l'autorité publique.

"Les responsables publics font tout ce qu'ils peuvent en ce moment pour sauver des vies. Que quelqu'un menace la vie d'un responsable public qui fait son travail, pendant une pandémie qui plus est, c'est inadmissible", a déclaré à des médias locaux le procureur adjoint Montana Musso.

Alan Viarengo a été remis en liberté sous caution jusqu'à son procès, prévu en janvier prochain, et a interdiction de détenir une arme à feu.

Article original publié sur BFMTV.com

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