Aux États-Unis, la pilule abortive désormais accessible en pharmacie

PHOTO CAITLIN OCHS/REUTERS

C’est un changement réglementaire extrêmement important, et pourtant “il a été notifié discrètement, et sans grandes explications”, observe le Washington Post.

Mardi 3 janvier, la FDA, l’Agence américaine du médicament, a annoncé qu’elle allait “autoriser les pharmacies à délivrer la pilule abortive”, note le média américain. Ce type de pilule ne pouvait auparavant être obtenue que dans quelques pharmacies en ligne et auprès de médecins et cliniques certifiés, toujours sur ordonnance.

Cette réforme ne concernera que les États où l’avortement médicamenteux est autorisé, mais, selon le journal de la capitale, elle “semble refléter le désir de l’administration Biden de maintenir l’IVG accessible après la décision de la Cour suprême de juin annulant ce droit constitutionnel.

Une révolution pour les zones rurales ?

Selon les nouvelles règles, précise le Washington Post, “les patients auront toujours besoin d’une ordonnance, mais toute pharmacie qui le souhaite pourra distribuer la pilule directement à la patiente ou l’envoyer par la poste”. Les pharmacies devront toutefois avoir reçu une certification et les patientes remplir un formulaire de consentement.

Reste à savoir quel sera l’impact de cette mesure, difficile à estimer à l’heure qu’il est, selon l’experte Rachel Rebouché. Cette professeure à l’école de droit de l’université de Philadelphie, interrogée par le quotidien américain, considère que cela dépendra du bon vouloir des pharmacies indépendantes, qui auront le choix de proposer ou non la pilule abortive, mais si les grandes chaînes décident de le faire, “cela pourrait changer la donne pour les personnes vivant dans des zones rurales”.

Des citoyennes américaines “auront désormais la possibilité d’aller immédiatement à la pharmacie plutôt que d’attendre un courrier”, affirme de son côté Iffath Abbasi Hoskins, présidente de l’Acog, une association professionnelle de médecins spécialisés en médecine obstétrique et en gynécologie, dans une déclaration relayée par le Washington Post.

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