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États-Unis: une naissance prématurée sur dix serait liée aux phtalates, selon une étude

Un bébé sur dix né prématurément aux États-Unis est associé à une exposition des femmes enceintes aux phtalates, selon une étude américaine publiée mercredi 7 février dans The Lancet Planetary Health. Ces composés sont très répandus, en particulier dans les plastiques. Les chercheurs soulignent aussi les coûts médicaux et sociaux importants de ce phénomène.

Les phtalates regroupent toute une famille de produits chimiques utilisés dans les plastiques pour les assouplir et augmenter leur flexibilité. Ils peuvent aussi servir de solvants dans des produits aussi variés que les soins cosmétiques, les matériaux de construction, les textiles ou même les jouets pour enfants.

Dans leur étude publiée dans The Lancet Planetary Health, les scientifiques ont analysé les urines de plus de 5 000 femmes enceintes aux États-Unis. Résultats : celles qui présentaient les taux les plus élevés de phtalates avaient un risque accru de 50 % d’accoucher prématurément, par rapport aux femmes qui avaient les taux de phtalates les plus faibles.

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Naissances à risque

Les dépenses médicales et sociales qui en découlent seraient comprises entre 1,6 et 8,1 milliards de dollars.

(Avec AFP)


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