États-Unis : le ministre de la Justice n'a pas "vu de fraude" pouvant changer le résultat de l'élection

·2 min de lecture

Le ministre américain de la Justice Bill Barr a déclaré mardi ne pas avoir constaté "de fraude" suffisante pour invalider la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Donald Trump affirmait que le scrutin était entaché de fraudes, sans jamais apporter la moindre preuve pour étayer son propos.

Le ministre américain de la Justice Bill Barr a déclaré mardi ne pas avoir constaté "de fraude" suffisante pour invalider la victoire de Joe Biden à la présidentielle, contrairement aux affirmations de Donald Trump. "À ce stade, nous n'avons pas vu de fraude à une échelle susceptible de changer le résultat de l'élection", a déclaré ce fidèle soutien du président républicain dans un entretien à l'agence américaine Associated Press.

Pas de machines programmées pour fausser l'élection

"Il y a eu des allégations de fraudes systématiques, selon lesquelles des machines auraient été programmées pour fausser les résultats des élections", a-t-il rappelé. Mais les ministères de la Sécurité intérieure et de la Justice "ont enquêté et, pour l'instant, n'ont rien trouvé pour les étayer". A la mi-journée, mardi, Bill Barr a été aperçu à la Maison Blanche, et de nombreux commentateurs spéculaient sur son possible départ du gouvernement.

Vidéo : Trump dit qu'il quittera la Maison Blanche si la victoire de Biden est confirmée

Des fraudes massives selon Donald Trump

Donald Trump, qui refuse de concéder sa défaite, avait reproché dimanche au ministère de la Justice et à la police fédérale de ne pas l'aider dans son combat pour prouver l'existence de fraudes, selon lui massives. "Ils sont portés disparus", avait-il dit sur la chaîne Fox News. "Il y a une tendance croissante à utiliser le système judiciaire comme outil pour régler tous les problèmes et quand les gens sont mécontents de quelque chose, ils attendent que le ministère de la Justice débarque et 'enquête'", a regretté Bill Barr. Ce ministre conservateur s'était gardé jusque-là de contredire le président.

Début novembre, il avait autorisé les procureurs fédéraux à enquêter sur des soupçons de fraude sans attendre la certification des résultats par les Etats, contrairement aux usages. Mais il les avait appelés à intervenir uniquement en cas d'allégations "substantielles" et "crédibles".

Retrouvez cet article sur Europe1

Ce contenu peut également vous intéresser :