États-Unis : pour lutter contre le crime, un avion filme désormais les habitants de Baltimore du matin au soir

Depuis le 1er mai 2020, un avion équipé de 12 caméras survole quotidiennement la ville de Baltimore. Les images de vidéosurveillance pourront être utilisées dans le cadre d'enquêtes de police, fort nombreuses dans cette ville qui compte parmi les plus dangereuses des États-Unis.

Voilà maintenant près de trois semaines que le petit avion à hélice démarre sa ronde aux alentours de 9h. Jusqu’à 14h environ, il survole une partie de , la plus vaste de l’État du Maryland, avant de reprendre son service au-dessus d’une autre zone aux alentours de 15h30. Il sillonne ainsi les airs jusqu’à 20h, selon des données de vol publiques. Dans quel but ? Filmer en continu, à l’aide de douze caméras, les allers-venues des 600.000 habitants de cette agglomération de la côte Est gangrénée par la criminalité. En 2018 à Baltimore, on comptait 50,5 homicides pour 100.000 habitants, un chiffre dix fois supérieur à la moyenne nationale. Mais grâce aux images enregistrées par le Cessna 207A, les autorités locales espèrent bien parvenir à le faire baisser.

Baptisé AIR, ce programme de surveillance aérienne est inédit aux États-Unis. On le doit à Ross McNutt, un ancien ingénieur du Pentagone aujourd’hui à la tête de sa propre société de sécurité, Persistent Surveillance Systems (PSS), rapporte . Si aujourd’hui, son système militaire est officiellement utilisé dans le cadre d’une surveillance civile, PSS n’avait pas attendu le 1er mai 2020 pour le tester en conditions réelles à Baltimore. En 2016, des survols de la ville dans le plus grand secret n’avaient pas manquer de faire réagir les médias et l’opinion publique, choqués qu’une telle campagne de surveillance puisse être menée dans l’ombre.

Basse résolution d'image augmentée "si besoin"

Aujourd’hui, les autorités locales assument la démarche : "Je reste prudemment optimiste quant au potentiel de ce programme et je ferai en sorte de démontrer l'efficacité de cette technologie, outil potentiel dans la résolution et la réduction des délits violents", a déclaré le chef de la police de Baltimore, Michael Harrison, dans un communiqué le 30 avril dernier. Il y a encore quelques mois, AIR laissait encore le commissaire sceptique. Contrairement au maire de la ville, Bernard C. "Jack" Young, convaincu de son potentie[...]

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