États-Unis : dans l'Utah, les pères biologiques vont désormais devoir payer la moitié des coûts liés à la grossesse

Jeanne Bulant
·2 min de lecture

Aux États-Unis, l'Utah va désormais imposer aux pères biologiques de partager les coûts de grossesse avec la mère de l'enfant.

Dans l'État américain de l'Utah, les pères biologiques vont désormais être dans l'obligation de payer la moitié des coûts liés à la grossesse, comme le rapporte la chaîne américaine NBC News ce mardi. Cette nouvelle loi a été votée par le Sénat de l'Utah en vue d'aider les mères à répondre aux besoins essentiels à l'arrivée d'un enfant et d'accroître la responsabilité des hommes face à la paternité.

Dans le cas où la paternité de l'enfant serait contestée, les pères ne seraient pas tenus de payer tant que la paternité n'aura pas été établie. Le père ne serait pas non plus responsable financièrement du coût d’un avortement reçu sans son consentement, sauf si la grossesse résultait d’un viol.

Vers une baisse du nombre d'avortements ?

Quelques États américains, dont le Wisconsin et l'État de New York, ont déjà des dispositions en vigueur pouvant contraindre les pères à être financièrement responsables des dépenses prénatales liées à leurs futurs enfants. Dans l’Utah, les mères ont déjà la possibilité de demander une aide pour les frais de naissance devant les tribunaux, mais rares sont celles qui y ont réellement recours.

Si le projet de loi n'a pas pour vocation de réduire le nombre d'avortements dans l'État, cela pourrait être une des conséquences d'une telle mesure. "Nous voulons aider les gens et être réellement pro-vie, tout en nous positionnant en opposition à la lutte contre l'avortement", a déclaré le sénateur Républicain Brady Brammer, qui a voté en faveur du projet. "L'un des moyens d'y parvenir était d'aider à réduire le fardeau de la grossesse", précise-t-il à NBC News.

Certaines voix, dans l'opposition, soutiennent toutefois que cette nouvelle législation n’aidera nullement les femmes enceintes les plus vulnérables, dont certaines pourraient alors se retrouver enfermées dans un cercle de violences conjugales.

Article original publié sur BFMTV.com

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