États-Unis : Lincoln, trop "raciste" pour les écoles de San Francisco ?

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La ville songe à rebaptiser une quarantaine d’écoles publiques qui portent le nom de personnalités considérées comme problématiques. Abraham Lincoln, le président qui a aboli l’esclavage aux États-Unis, s’est retrouvé sur la liste des noms à éliminer en raison de ses actions envers les Amérindiens. Un vote prévu début 2021 décidera de son sort.

Le mouvement de protestation antiraciste qui a suivi le décès de George Floyd en mai 2020 a relancé un débat sur les personnalités historiques honorées aux États-Unis. À travers le pays, des statues de généraux confédérés ont été retirées de leurs piédestaux et des écoles qui portaient leurs noms ont été rebaptisées. Mais cette volonté de réexamen ne s’est pas limitée aux esclavagistes sudistes. Des statues des présidents Thomas Jefferson et George Washington ont été vandalisées car tous les deux étaient propriétaires d’esclaves et plusieurs districts scolaires ont commencé à rebaptiser certaines de leurs écoles pour mieux refléter la diversité de la population. À Berkeley en Californie, une école Jefferson prendra ainsi le nom de Ruth Acty, la première enseignante afro-américaine de la ville.Mais ce sont les initiatives de San Francisco qui ont fait le plus de bruit. Depuis plusieurs mois, un comité consultatif du rectorat passe au crible les noms des écoles publiques de la ville selon des critères bien précis : toutes les personnalités considérées comme racistes, liées à la colonisation ou à l’oppression des minorités...

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