États-Unis: l'avenir de la discrimination positive à l'université devant la Cour suprême

TIM SLOAN / AFP

Une nouvelle affaire décisive débattue dès ce lundi 31 octobre par la Cour suprême des États-Unis : la discrimination positive au sein des universités. La question raciale sera au cœur de ces débats, alors que de nombreux Américains redoutent un nouveau retour en arrière

Avec notre correspondante à Washington, Loubna Anaki

C’est un dispositif en place depuis la fin des années 1960. L’« affirmative Action » ou la discrimination positive qui permet aux universités de prendre en compte les origines raciales des étudiants dans leur admission. L’objectif est de lutter contre les discriminations et la sous-représentation des Noirs et des Hispaniques dans les établissements d'enseignement supérieurs.

Mais voilà, une organisation représentant quelques milliers d’étudiants a saisi la Cour suprême. Car elle estime qu’à cause de ce dispositif, des étudiants blancs ou asiatiques ont été refusés malgré leurs bonnes notes. Elle affirme qu’ils ont été, à leur tour, victimes de discrimination.

Ce sera donc aux juges de trancher. Historiquement, ils ont toujours rejeté les plaintes de cette organisation, mais avec une Cour suprême clairement à droite et des magistrats qui n’hésitent plus à revenir sur des jurisprudences historiques, tout est possible.

De nombreuses organisations de lutte contre le racisme disent craindre la fin de la discrimination positive dans les universités. Alors que de grands groupes comme Apple et General Motors ont appelé à préserver cette mesure qui, selon eux, garantit « une masse salariale plus diverse et plus performante ».


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