ÉTATS-UNIS L’heure sonne pour Tillerson

Libération.fr

Après avoir viré nombre des membres de son administration, Donald Trump a annoncé mardi, sur Twitter, le départ de son chef de la diplomatie. Le divorce était consommé de longue date entre les deux hommes. Le directeur de la CIA, Mike Pompeo, devrait lui succéder.

«C’est un joueur de classe mondiale.» Ainsi parlait Donald Trump de Rex Tillerson en décembre 2016. Alors chargé de constituer sa future équipe gouvernementale, le président-élu ne boudait pas son plaisir d’avoir recruté le patron texan pour diriger la diplomatie américaine. La prise était belle : PDG du géant pétrolier ExxonMobil, Tillerson était censé incarner la compétence et le «sens du deal» tant vantés par Donald Trump. Quinze mois plus tard, après un passage qui ne restera pas dans l’histoire, hormis pour sa brièveté, l’aventure de Tillerson au département d’Etat a pris fin sèchement, mardi, d’un simple message sur Twitter. «Mike Pompeo, directeur de la CIA, va devenir notre nouveau secrétaire d’Etat. Il fera un boulot fantastique ! Merci à Rex Tillerson pour son service !» a écrit Trump. Par un jeu de chaises musicales, la très controversée Gina Haspel (lire ci-contre), si elle est confirmée par le Sénat, prendra la tête de la CIA.

Néonazis

Les circonstances exactes ayant conduit à cet énième bouleversement au sein de l’entourage présidentiel restent floues. Selon la Maison Blanche, Rex Tillerson, alors en tournée en Afrique, aurait été prévenu vendredi de son limogeage imminent. Une version contredite par l’un des adjoints de Tillerson, congédié à son tour quelques heures plus tard. Citant des sources diplomatiques, l’agence AP raconte que Tillerson aurait reçu vendredi un appel de John Kelly, le chef de cabinet de Trump. Lequel l’aurait simplement informé qu’un tweet présidentiel le concernant risquait d’être publié, sans en préciser ni le contenu ni l’échéance. L’ancien PDG, à peine rentré de sa tournée en Afrique mardi matin, aurait appris son limogeage comme tout le monde, via Twitter. Dans (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Mike Pompeo, chef de la diplomatie pas si diplomate
Gina Haspel, l’agente trouble de la CIA
Ex-espion russe: Londres soutenu par ses alliés, Moscou prêt à riposter
Trump limoge Tillerson, chef de la diplomatie américaine
Israël: le gouvernement annonce un accord signalant une sortie de crise pour la coalition