États-Unis: Kamala Harris monte au créneau pour défendre le droit à l'avortement

L’annulation de l’arrêt « Roe versus Wade » qui avait légalisé l’IVG en 1973 serait un « pas extrême en arrière », a déclaré Kamala Harris, la vice-présidente des États-Unis lors d’une visio-conférence avec des acteurs médicaux alors que la Cour suprême semble bien décidée à retirer aux femmes américaines ce droit constitutionnel,.

Avec notre correspondant à Miami, David Thomson

Sur un écran géant face à la vice-présidente des États Unis apparaissent deux représentantes du planning familial et deux gynécologues. Ils sont en première ligne dans la guerre contre les droits des femmes, affirme Kamala Harris.

Un « pas extrême en arrière »

L’un d’eux travaille au Texas, cet État où les républicains ont déjà quasiment interdit l’avortement. Un avant-gout de ce qui attend les États Unis dès le mois prochain si la Cour suprême annule l’arrêt « Roe versus Wade ». Ce serait un « pas extrême en arrière » prévient Kamala Harris depuis la Maison Blanche : « La force de notre pays c’est d’avoir toujours cru dans l’extension de des droits. Pas leur restriction », déclare-t-elle ainsi.

Kamala Harris, la première femme vice-présidente des États Unis, a déjà plusieurs fois dénoncé ce document interne de la Cour suprême paru début mai sur le site Politico et montrant qu’une majorité de ses juges sont favorables à l’annulation de l'arrêt qui avait légalisé l’IVG en 1973.

D'autres droits menacés ?

Une telle décision menacerait aussi d’autres droits, selon Kamala Harris. « À la base de l’arrêt Roe on trouve le droit à la vie privée, a-t-elle dénoncé. C’est ce même droit qui protège le droit à la contraception et celui de se marier avec la personne que vous aimez, y compris une personne du même sexe. Annuler Roe c’est rendre possible la restriction de ces droits. »

Mais concrètement, la Maison Blanche ne dispose d’aucune option pour sauver le droit à l’IVG. La semaine dernière, les démocrates ont été incapables de voter une loi protégeant le droit à l’avortement faute de majorité suffisante.

► À écouter : Décryptage : L'avortement menacé aux États-Unis, que peuvent les démocrates?

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