États-Unis : jusqu’où iront les restrictions des libertés des femmes ?

La une du magazine de gauche américain Mother Jones de juillet-août 2022 est dédiée aux femmes américaines dont les libertés sont de plus en plus menacées. Les mots “Lock her up” (“Enfermez-la !”) sont inscrits au sein du symbole représentant la femme. Le magazine détourne ainsi le slogan scandé en 2016 par les partisans de Donald Trump, qui visait l’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton, accusée à l’époque d’avoir manqué de prudence sur la confidentialité de dossiers du gouvernement.

Le symbole de la femme est confondu avec une menotte qui exprime la privation de libertés des femmes. En effet, le droit des femmes à l’avortement, et plus largement leur libre arbitre sur leur grossesse, est remis en cause aux États-Unis. La Cour suprême pourrait bientôt annuler l’arrêt Roe vs Wade, qui a légalisé l’avortement sur l’ensemble du territoire en 1973.

Mother Jones consacre une grande partie de son numéro aux droits des femmes, en abordant divers sujets, comme l’annonce le sous-titre en bas de la une : “Forcées de donner naissance. Poursuivies pour fausse couche. Punies parce qu’elles élèvent leurs enfants.”

Nouvelles stratégies retorses contre l’IVG

Dans un dossier, le magazine analyse l’offensive des conservateurs contre l’IVG. Un premier article raconte les nouvelles stratégies extrêmement retorses utilisées par les antiavortements en Floride, un État qui servait jusqu’ici de refuge dans le Sud pour les femmes voulant avorter. C’est-ce qu’a pu constater Kelly Flynn, dirigeante de la clinique A Woman’s Choice à Jacksonville : comme elle l’a raconté à Mother Jones, elle a vu son établissement être pris pour cible par des manifestants antiavortements de plus en plus agressifs.

“Si l’avortement est illégal, toutes les fausses couches seront-elles des crimes potentiels ?” C’est la question que pose un second article, relatant l’histoire de Brittney Poolaw, jugée coupable d’un homicide involontaire après une fausse couche et condamnée à quatre ans de prison. “Si le projet d’arrêt de la Cour suprême annulant Roe vs Wade qui a fuité reflète sa décision finale, alors les cas comme ceux de Brittney Poolaw deviendront beaucoup plus communs”, avertit le magazine.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles