États-Unis: un juge du Texas conteste l’obligation de rembourser des médicaments anti-sida

Un juge au Texas a infligé un revers aux Américains demandeurs de médicaments de prévention du virus du sida. Mercredi 7 septembre, il a donné raison à des employeurs qui refusent de fournir à leurs salariés une assurance-santé qui les prendraient en charge, dans le cadre de l’Obamacare. L’assurance maladie universelle, mise en place par l’ancien président démocrate et dont bénéficient 150 millions d’Américains, est devenue la bête noire des républicains depuis sa création.

La loi Obamacre impose aux assureurs privés de rembourser certains soins préventifs. En 2020, les autorités sanitaires y ont inclus les médicaments PrEP - soit la « prophylaxie pré-exposition » en forme de comprimés qui empêchent la transmission du VIH et sont recommandés aux hommes homosexuels, mais aussi aux hétérosexuels ayant des comportements à risque et aux toxicomanes qui utilisent des seringues.

Dans une action collective, plusieurs particuliers et deux employeurs se définissant comme « chrétiens conservateurs » ont alors attaqué cette décision en justice au Texas.

Certains plaignants ont contesté qu’une telle couverture des médicaments « les rend complices de favoriser de comportements homosexuels ».

Un magistrat aux positions conservatrices

Mercredi, un tribunal fédéral leur a donné raison. Le magistrat, connu pour ses prises de position conservatrices, estime que le remboursement obligatoire de ces pilules viole la loi fédérale sur les libertés religieuses.


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