Aux États-Unis, les jeunes salariés hésitent à prendre une pause déjeuner

Photo Pixabay/cc

Les jeunes Américains ont tendance à bouder la pause déjeuner quand ils sont au bureau, au risque d’affecter leur productivité, rapporte le site de la chaîne CNBC qui relaie un sondage mené par zCater, spécialiste de la restauration d’entreprise, auprès d’un panel de mille salariés travaillant dans divers secteurs d’activité.

Si la grande majorité des salariés interrogés estiment qu’une pause déjeuner est indispensable, un employé sur dix n’en fait jamais et ils sont 70 % à manger sur le pouce tout en continuant à travailler au moins une fois par semaine, montre l’enquête.

Mais c’est dans la “génération Z” que se recrutent le plus grand nombre de salariés qui font régulièrement une croix sur la pause déjeuner : un jeune professionnel sur quatre hésite à délaisser son poste de travail en milieu de journée pour ne pas donner une “mauvaise image”. Un quart des professionnels débutants soulignent qu’ils n’ont “pas le temps”. Ils sont 19 % à expliquer qu’ils ont “trop de réunions” à l’heure du déjeuner et 27 % déclarent éviter complètement les pauses au cours de leur journée de travail pour pouvoir quitter le bureau plus tôt.

Les cadres supérieurs donnent le “mauvais exemple”

Mais les critères de productivité ne sont pas seuls en cause, souligne CNBC. “De nombreux employés américains, les jeunes tout particulièrement, trouvent que les déjeuners au bureau leur reviennent trop cher.” Selon l’enquête d’ezCater, 67 % des jeunes travailleurs dépensent au minimum 11 dollars (10,60 euros) pour leur déjeuner. Manger au bureau trois à cinq fois par semaine peut donc coûter jusqu’à 50 dollars par semaine. “Or le salaire médian des travailleurs de la génération Z est de 667 dollars [645 euros] par semaine alors que le loyer médian aux États-Unis est de 1 876 dollars [1 816 euros] par mois. Ce qui laisse aux jeunes professionnels environ 792 dollars [766 euros] avant impôt pour gérer le reste de leurs dépenses mensuelles : transport, assurances, dette étudiante, facture de téléphone, nourriture, etc.”

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