États-Unis. Face aux policiers américains, les Latinos ont eux aussi leurs “martyrs”

Courrier international (Paris)
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États-Unis. Face aux policiers américains, les Latinos ont eux aussi leurs “martyrs”

À Tucson (Arizona), Oakland ou Gardena (Californie), de jeunes Latinos sont tombés sous les balles de la police américaine ces dernières semaines. Pour certains leaders de la communauté hispanique, les Latinos sont eux aussi “tués de manière disproportionnée par la police”.

“Les communautés latino et noire ont une douleur commune, une oppression commune. Mais nous avons nos propres martyrs.” Comme l’a confié au Guardian George Galvis, directeur de l’association Communities United for Restorative Youth Justice, les Latino-Américains estiment eux aussi souffrir de nombreux abus de la part de la police américaine.

Parmi les “martyrs” cités par Galvis, Carlos Ingram Lopez est le cas évoqué le plus récemment par les médias américains. Après avoir rendu publique une vidéo montrant l’interpellation il y a deux mois de cet homme hispanique de 27 ans, le chef de la police de Tucson (Arizona) a en effet “brusquement proposé de démissionner mercredi 24 juin”, rapporte le New York Times.

À Tucson, trois policiers ont démissionné

Selon le quotidien new-yorkais, la vidéo ci-dessous (images choquantes), prise par les caméras corporelles des policiers, dépeint “un épisode macabre”, qui a conduit à la mort de Lopez le 21 avril dernier. On y voit Carlos Ingram Lopez menotté demandant à plusieurs reprises en anglais et en espagnol à boire de l’eau et à voir sa grand-mère et indiquant qu’il ne pouvait pas respirer.

Pour le chef de la police de Tucson, Chris Magnus, les trois officiers présents sur les lieux n’ont pas eu recours à une clé d’étranglement mais ils ont “violé les directives de formation” de la police en retenant la victime en position couchée, face contre terre, pendant environ douze minutes, avant qu’elle fasse un arrêt cardiaque et meure sur place.

La cause officielle de sa mort est indéterminée, mais,

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