Aux États-Unis, les entreprises durcissent le ton pour faire revenir les employés au bureau

Photo SEBASTIAN KAHNERT / dpa Picture-Alliance via AFP

Le télétravail est-il passé de mode ? La fin de l’été et du pic épidémique amène de nombreuses entreprises, expérimentant une organisation hybride entre travail à distance et sur site, à souhaiter que leurs employés reviennent plus largement au bureau, note le site dela chaîne américaine CNN.

“Actuellement, 69 % des patrons de grandes et moyennes entreprises affirment qu’ils demandent aux salariés qui peuvent effectuer leurs tâches en distanciel de venir travailler sur place un certain nombre de jours”, précise une étude menée par le cabinet de conseil Gartner. Parmi ces chefs d’entreprise, 25 % exigent que les employés soient présents trois jours par semaine et 16 % optent pour un minimum de deux jours.

“Nous avons toujours été convaincus que la flexibilité était nécessaire pour recruter les talents dont nous avions besoin” déclare à CNN Laura Adams, directrice des ressources humaines chez JLL, une société spécialisée dans le conseil en immobilier d’entreprise. Mais “nous sommes également persuadés que le bureau est un élément majeur de l’écosystème professionnel”, tempère la spécialiste des RH, qui encourage les salariés à revenir au bureau.

Surveillance des employés par les cadres

Une dynamique qui s’accentue d’autant plus que la gestion du Covid-19 est, peu à peu, entrée dans les habitudes des entreprises, qui proposent du gel hydroalcoolique et des masques à leurs employés. “Sauf en cas de nouvelle vague épidémique, les chefs d’entreprise affirment que la sécurité n’est plus un enjeu, d’autant plus que les enfants sont retournés à l’école”, estime Johnny C. Taylor Jr, président de la Society for Human Ressource Management, une association de professionnels de la gestion des ressources humaines.

Selon lui, les patrons ont l’impression d’avoir fait des efforts sur l’organisation du temps de travail mais “ils trouvent que les salariés ne veulent rien lâcher en contrepartie”. Ce qui entraîne un certain durcissement de leurs relations avec les salariés.

Les entreprises vont dès lors mieux surveiller qui vient au bureau et qui ne vient pas. Interrogées par le cabinet Gartner, celles qui vérifient l’assiduité des salariés utilisent principalement les données issues des badgeuses (35 %), les rapports des cadres (22 %) et enfin l’autodéclaration de présence sur des applications dédiées (10 %).

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