États-Unis : les enquêtes sur Trump confiées à un procureur spécial

JONATHAN ERNST / REUTERS

“L’annonce marque une nouvelle étape dans les enquêtes exceptionnelles sur l’ancien président et ses alliés, et intervient alors que Trump travaille sur sa campagne pour reconquérir la présidence”, observe Politico. L’ancien chef de l’État a officialisé mercredi sa candidature à la présidentielle de 2024, malgré les piètres performances de ses candidats aux récentes élections de mi-mandat.

“Donald Trump n’est donc plus seulement un candidat à la présidentielle qui a subi deux procès en destitution et refusé de reconnaître sa défaite en novembre 2020, entraînant dans son sillage des violences, il est désormais également un candidat dans le viseur du ministre de la Justice”, analyse Le Temps.

M. Garland a assuré vendredi devant la presse qu’il était “dans l’intérêt public de nommer un procureur spécial”, précisément au moment où “l’ancien président annonce sa candidature à la Maison-Blanche” en 2024 et où “le président en exercice exprime lui aussi son intention d’être candidat”.

Le procureur choisi, Jack Smith, s’est illustré dans le service “d’intégrité politique” du ministre de la Justice, où il travaillait sur des affaires de corruption, avant de rejoindre le tribunal spécial pour le Kosovo à La Haye, où il a enquêté sur des crimes de guerre.

Gêne du ministère de la Justice

Le ministère de la Justice enquête actuellement sur les éventuelles responsabilités de Donald Trump et de son entourage dans l’assaut du Capitole en janvier 2021, et sur la gestion des archives présidentielles, alors que des documents classés secrets ont été saisis en janvier dernier au domicile de l’ex-président, à Mar-a-Lago en Floride.

“La nomination d’un procureur spécial reflète la gêne du ministère de la Justice – qui supervise les deux enquêtes les plus dangereuses pour Trump – ainsi que la possibilité croissante de voir des inculpations prononcées dans une affaire ou dans l’autre”, juge The Guardian.

“Les procureurs spéciaux sont des magistrats semi-indépendants pouvant être nommés sur des enquêtes très médiatisées où il y a des conflits d’intérêts – ou des soupçons de tels conflits – et offrant au ministère de la Justice un bouclier contre les considérations politiques au moment de prononcer les inculpations”, ajoute le quotidien britannique.

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