États-Unis : le discours du perdant à l'élection présidentielle, une tradition américaine

Aux États-Unis, aucun perdant à l'élection présidentielle n'a dérogé au "concession speech", le discours de défaite, depuis plus de 120 ans. Le dernier en date est celui d'Hillary Clinton, battue par Donald Trump en 2016 : "C'est douloureux, et cela le restera longtemps", disait-elle, amère. Des discours dignes La formule est presque toujours la même : le mot "défaite" n'est jamais utilisé. "La nuit dernière, j'ai félicité Donald Trump. Je crois toujours à l'Amérique et j'y croirai toujours. Et si vous y croyez aussi, alors vous devez accepter ce résultat et aller de l'avant", déclara Hillary Clinton le 9 novembre 2016. Les discours sont toujours dignes, et parfois d'une rare élégance, à l'image de l'hommage rendu par John McCain à son adversaire, Barack Obama, le 4 novembre 2008. Il saluait alors "ce qu'il a réussi à faire en réveillant les espoirs de tant de millions d'Américains qui, longtemps, ont cru à tort qu'ils ne comptaient pas ou qu'ils n'avaient pas de poids dans l'élection d'un président américain. C'est quelque chose que j'admire profondément".