États-Unis: la Cour suprême prête à réinstaurer la peine de mort pour l'auteur de l'attentat de Boston?

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Les juges de la Cour suprême des États-Unis ont semblé être prêts à rétablir la peine de mort contre Djokhar Tsarnaev, l’auteur de l’attentat du marathon de Boston de 2013, lors d’une première audience dédiée à cette affaire, mercredi 13 octobre. Cette audience a montré les contradictions de Joe Biden sur la question de la peine de mort.

Avec notre correspondant à Miami, David Thomson

En 2020, Donald Trump avait saisi la Cour suprême pour demander le maintien de l’exécution de Djokhar Tsarnaev. « Peu de gens méritent autant la mort que l’auteur de l’attentat de Boston », avait tweeté l’ancien président, fervent partisan de la peine capitale après qu’une cour d’appel venait de suspendre cette sentence décidée en 2015 par un jury populaire.

En 2013, Djokhar Tsarnaev, jeune étudiant d'origine tchétchène, avait posé avec son frère aîné, Tamerlan, deux bombes artisanales près de la ligne d'arrivée du marathon de Boston, faisant trois morts, dont un enfant de huit ans, et 264 blessés. Identifiés grâce à des caméras de surveillance, les deux frères avaient pris la fuite, tuant un policier lors de leur cavale. Trois jours après l'attentat, l'aîné avait été abattu lors d'une confrontation avec les forces de l'ordre. Djokhar Tsarnaev avait, lui, été retrouvé blessé, caché dans un bateau. Il avait écrit sur une paroi qu'il voulait venger les musulmans tués en Irak et en Afghanistan.

Moratoire

Mercredi 13 octobre, en première audience, la Cour suprême a mis en évidence les contradictions de son successeur, Joe Biden, sur la peine de mort. Pendant sa campagne, M. Biden avait en effet promis son abolition et demandé un moratoire sur les exécutions. Pourtant, son administration demande aujourd’hui, elle aussi, son maintien contre Djokhar Tsarnaev. « Cela veut dire qu’il serait condamné à vivre sous la menace d’une peine de mort que le gouvernement n’a pas l’intention d’appliquer. J’ai du mal à comprendre », lance la juge conservatrice Amy Coney Barrett. « Les frères Tsarnaev ont tué et mutilé des centaines de personnes », lui a répondu le représentant du ministère de la Justice.

En appel, la peine de mort avait été suspendue au motif que Djokhar Tsarnaev aurait agi sous l’influence de son frère aîné. Un argument qui n’a pas semblé convaincre les juges conservateurs, désormais majoritaires au sein de la juridiction suprême. La décision est attendue en juin 2022.

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