États-Unis : le complotiste Alex Jones condamné pour avoir nié une tuerie

Le complotiste américain Alex Jones, ici photographié à Washington D.C. en janvier 2021 juste avant l’envahissement du Capitole par les pro-Trump, a été condamné par la justice pour avoir nié la tuerie de Sandy Hook, la plus terrible jamais commise dans une école aux États-Unis.
Jon Cherry / Getty Images Le complotiste américain Alex Jones, ici photographié à Washington D.C. en janvier 2021 juste avant l’envahissement du Capitole par les pro-Trump, a été condamné par la justice pour avoir nié la tuerie de Sandy Hook, la plus terrible jamais commise dans une école aux États-Unis.

Jon Cherry / Getty Images

Le complotiste américain Alex Jones, ici photographié à Washington D.C. en janvier 2021 juste avant l’envahissement du Capitole par les pro-Trump, a été condamné par la justice pour avoir nié la tuerie de Sandy Hook, la plus terrible jamais commise dans une école aux États-Unis.

ÉTATS-UNIS - Un revers pour les promoteurs de fausses nouvelles. Ce vendredi 5 août, le célèbre complotiste d’extrême droite Alex Jones a été condamné par la justice du Texas à verser une amende de 45,2 millions de dollars aux parents d’un garçon tué dans la pire tuerie jamais survenue dans une école américaine, Sandy Hook, dont il avait nié la réalité.

La veille, le fondateur du site Infowars avait déjà été condamné à verser plus de quatre millions de dollars de dommages et intérêts à Scarlett Lewis et Neil Heslin, dont le fils de six ans était mort dans le massacre survenu à l’école Sandy Hook en 2012.

Sanctionner « la désinformation et les mensonges »

Le 14 décembre de cette année-là, un jeune homme armé d’un fusil semi-automatique avait tué 20 enfants et six adultes dans cet établissement du Connecticut, suscitant l’effroi aux États-Unis et relançant le débat sur les mesures pour réguler les ventes d’armes à feu.

Alex Jones, figure connue de l’extrême droite et adepte des théories complotistes, avait, contre toute évidence, affirmé sur son site que le massacre n’était qu’une mise en scène pilotée par des opposants aux armes à feu.

Plus tôt vendredi, Wesley Ball, l’avocat des parents du jeune garçon décédé, avait lancé au jury : « Vous avez la capacité d’envoyer un message au pays entier, voire au monde (...). Et il consiste à arrêter Alex Jones. Arrêter la monétisation de la désinformation et des mensonges ». Il leur avait aussi demandé de « faire en sorte qu’il ne puisse plus recommencer ».

D’autres peines à venir contre Alex Jones

Ces peines ne sont que les premières d’une série de procédures intentées par les proches des victimes contre Alex Jones. Plusieurs familles l’avaient poursuivi en justice pour obtenir des compensations. Il avait finalement admis publiquement la réalité de la tuerie, tout en refusant de coopérer avec les tribunaux.

Des juges du Texas et du Connecticut l’avaient donc condamné par défaut à verser des dommages et intérêts aux plaignants, tout en laissant le soin à des jurés de fixer leur montant.

D’autres sanctions financières devraient suivre prochainement et pourraient priver Alex Jones de sa plateforme.

Les tueries - récurrentes aux Etats-Unis - font souvent l’objet de théories du complot mettant en doute la réalité des faits, qui provoquent parfois le harcèlement de proches de victimes, accusés de mentir.

À voir également sur le HuffPost : Cette vidéo contre les tueries de masse dans les écoles américaines fait froid dans le dos

Vous ne pouvez visionner ce contenu car vous avez refusé les cookies associés aux contenus issus de tiers. Si vous souhaitez visionner ce contenu, vous pouvez modifier vos choix.

Lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles