Les États-Unis et la Chine veulent s'installer au même endroit sur la Lune !

Les États-Unis se sont à nouveau lancés dans une course à la Lune avec le programme Artemis, qui débute aujourd’hui avec Artemis I. Course contre qui ? Avec le programme Apollo, c’était contre l’URSS. Aujourd’hui, c’est contre la Chine même si le gouvernement chinois dément être en course.

Des sites communs aux agences pour l’alunissage

Le 19 août, la Nasa annonce les 13 sites potentiels où pourrait se poser la mission Artemis III, la première qui fera revenir les astronautes sur la Lune. En même temps, Zhang He, responsable de la mission lunaire automatique chinoise Chang’e 4 qui s’est posée sur la face cachée de la Lune, publie un article précisant une dizaine de sites potentiels pour des futures missions, notamment la mission automatique Chang’e 7, qui doit décoller en 2024.

La mission compte à la fois un orbiteur, un satellite relais, un atterrisseur qui délivrera un rover mais aussi un drone qui survolera des cratères en permanence à l’ombre, à la recherche d’eau. En effet, si les agences sont d’accord sur l’importance de ces sites, c’est parce qu’ils sont à proximité de cratères dont l’intérieur n’est jamais éclairé par le Soleil et où, par conséquent, de la glace d’eau peut subsister.

Carte des sites potentiels choisis par la Nasa pour poser Artemis III. © Nasa
Carte des sites potentiels choisis par la Nasa pour poser Artemis III. © Nasa

De l’eau aussi précieuse que sur Terre

Ce sont d’une part des préconisations scientifiques qui ont déterminé quels sites seraient les plus intéressants, mais aussi une ambition d’utilisation des ressources in situ (Isru). Les agences souhaitent établir leurs bases lunaires respectives à proximité de réserves potentielles d’eau qui pourraient être consommées par l’équipage, ce qui permettrait d’en emporter moins depuis la Terre, mais aussi comme base pour les ergols de vaisseaux. En effet, à partir d’une molécule d’eau, il est possible d'extraire de l’oxygène et de l’hydrogène, deux carburants couramment utilisés par des fusées, sondes ou satellites.

Ni la Cnsa ni la Nasa n’ont communiqué sur leurs...

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