États-Unis: les «Chaussures du diable» énervent le fabricant Nike

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Aux États-Unis, le fabricant Nike gagne une manche contre MSCHF, l'entreprise qui a détourné un de ses modèles de « baskets à la virgule » pour en faire des éditions limitées.

Les chaussures, baptisées Satan Shoes, ou « Chaussures du diable », pour leurs références à l'enfer et au diable ont créé la polémique, notamment sur les réseaux sociaux. Au point qu'un tribunal de New-York a interdit la vente de cette chaussure en attendant une décision sur le fond de l'affaire. Les 666 exemplaires devaient être vendues à plus de 1000 dollars pièce.

Deux jours après l’annonce de la plainte de Nike, la société newyorkaise produisant ces Satan shoes en collaboration avec le rappeur Lil Nas X devra cesser de le vendre. Nike, qui n’a pas été consulté pour l’élaboration de cette chaussure, fortement inspirée de l’un de ses modèles, a porté plainte pour atteinte à une marque déposée.

Réactions négatives

Ses avocats mettent en avant les réactions extrêmement négatives qu’a pu susciter le modèle sur les réseaux sociaux. Mais les références à l’enfer, la goutte de sang qui aurait été diluée dans le liquide de la semelle, tout cela c’est avant tout de l’art, rétorquent les responsables de la petite entreprise new-yorkaise, MSCHF. Elle affirme que son approche n’implique aucunement la marque Nike, sauf que la virgule Nike reconnaissable entre toutes est protégée par une licence, réplique l’équipementier.

En attendant l’éventuel procès qui tranchera sur le fond de l’affaire, les Satan shoes resteront dans leur boîte au moins jusqu’au 14 avril, date à laquelle la société mise en demeure est convoquée devant la justice.

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