États-Unis: de nouvelles lois controversées entrent en vigueur au Texas

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Ce 1er septembre, de nombreuses lois votées au printemps dernier entrent en vigueur au Texas. Des lois symboliques de la lutte entre le camp républicain, héritier de l’idéologie de Donald Trump, et le camp démocrate, minoritaire dans cet État.

Avec notre correspondant à Houston, Thomas Harms

Parmi les 666 nouvelles lois qui entrent en vigueur ce 1 septembre, il y a d’abord le port d'armes sans permis qui s’applique pour tous les majeurs de plus de 21 ans, s’ils n’ont pas d’antécédents judiciaires. Les ventes d’armes ont explosé pendant la pandémie, mais cette nouvelle loi est critiquée par les forces de l’ordre qui craignent une prolifération des armes à feu.

Il y a aussi la loi interdisant l'avortement après 6 semaines, alors que beaucoup de Texanes ne savent pas qu’elles sont enceintes. Mais le texte a été suspendu par un juge d’Austin, qui a bloqué son entrée en vigueur. La Cour suprême a aussi été saisie de cette loi, qui pourrait remettre en cause le droit à l’avortement dans tous les États-Unis.

La nouvelle loi sur l’éducation interdit, elle, de parler de l’Histoire du point de vue des esclaves, et oblige les instituteurs à équilibrer leurs cours en parlant à égalité du Ku Klux Klan ou de Black Lives Matter. Un nouveau texte criminalise d’ailleurs tout manifestant qui bloque une route et empêche ainsi un véhicule d’urgence de passer et punit d'une amende de 500 dollars le camping sauvage ou les sans-abri.

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Parmi ces 666 lois, il y a aussi l'obligation de jouer l'hymne à chaque événement sportif, la pénalisation financière des villes de plus de 250 000 habitants qui réduisent le budget de leur police.

Mais les textes votés lors de la session ordinaire du Parlement texan comprennent aussi des lois moins controversées comme l’extension du droit d'usage de marijuana à des fins médicales ou l'interdiction de l'usage excessif de la force par la police, dont on a beaucoup entendu parler avec la mort de George Floyd. Et l’obligation pour la police de porter une caméra qui tourne sans arrêt sur chaque intervention.

La loi électorale, elle, qui avait poussé les élus démocrates à fuir le Texas cet été, a finalement été votée ce mardi. Mais elle doit d’abord être signée par le gouverneur avant de pouvoir entrer en vigueur. Critiqués par Donald Trump, les votes par correspondance et leurs demandes seront, à compter de ce 1er septembre, suivis en ligne par l’exécutif texan, dirigé par les républicains.

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