États-Unis: la bataille pour le droit à l’avortement a commencé en Géorgie

Une vingtaine d’États seraient sur le point d'interdire totalement ou de restreindre fortement l’accès à l’avortement. Ils attendent que la Cour suprême les y autorise, et ce serait son intention si l'on en croit un document interne qui a fuité il y a quelques semaines. Parmi ces États : la Géorgie, où à l’approche des élections de mi-mandat, chaque camp - pro et anti-avortement – anticipe cette décision et tente de mobiliser.

De notre envoyée spéciale à Atlanta,

Des serviettes et des chaises sont disposées près d’une fontaine du parc Perkerson, dans le centre-ville d’Atlanta. Un pique-nique, quelques jeux à faire en famille, un cours de yoga : de quoi remonter un peu le moral des troupes. « Les dernières semaines ont été assez rudes. On avait besoin de se retrouver », sourit Lauren McEwen, l’une des cadres du Feminist Women’s Health Center. « Depuis les fuites du document interne à la Cour suprême, beaucoup de gens étaient en colère, inquiets et frustrés ». Cette organisation féministe était l’une des premières à ouvrir une clinique d’avortement en Géorgie après la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1973 par l’arrêt Roe v. Wade, que la Cour suprême aurait l’intention de renverser.

Avorter est toujours légal en Géorgie, jusqu’à 22 semaines de grossesse. Mais si la Cour suprême autorise les États à choisir, c’est une loi votée en 2018 qui s’appliquera. Actuellement bloquée par les tribunaux, elle interdit l’avortement dès six semaines de grossesse, avant même que la plupart des femmes ne sachent qu’elles sont enceintes.


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