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États-Unis : après avoir soutenu un maire d’origine yéménite, la communauté LGBT se sent menacée

Hamtramck est une ville du Michigan, dans la banlieue de Détroit. Longtemps terre d’asile d’ouvrier polonais venus notamment travailler dans les usines automobiles, elle est désormais celle d’immigrés yéménites, bangladais, pakistanais ou encore bosniaques. En 2013, la commune du Michigan est devenue la première de l’ensemble des États-Unis à majorité musulmane. Elle compte un conseil municipal qui respecte la même logique depuis 2015, avec uniquement des hommes en son sein, et un maire musulman d’origine yéménite à sa tête. « Hamtramck est une sorte de laboratoire de l’Amérique multiraciale », résume Milo Madole, un avocat trentenaire interrogé au cours d’un reportage du Figaro.

Drapeau interdit et défilés séparés

Depuis l’été dernier, ce laboratoire a vu certaines failles apparaître. En juin 2023, Amer Ghalib, premier maire d’origine yéménite du pays, a interdit le drapeau LGBT dans sa municipalité. S’il a pris le soin de bannir tous les drapeaux, sauf la bannière américaine et quelques autres, pour éviter d’être accusé d’homophobie, le résultat est le même et l’ensemble de la communauté LGBT locale se sent menacé.

Selon le Guardian, l’élu chargé de cette résolution, Mohammed Hassan, aurait assuré à des soutiens de la cause LGBT « travailler pour le peuple, pour ce que la majorité du peuple veut ». Le conseil municipal a d’ailleurs précisé que cette décision n’avait rien de discriminatoire, mais visait au contraire à refléter le « caractère international de la ville ».

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