Aux États-Unis, des élus démocrates pris pour cible par un candidat républicain défait

ADRIA MALCOLM/NYT

L’arrestation du candidat républicain Solomon Peña, ce 16 janvier, à Albuquerque, la plus grande ville du Nouveau-Mexique, “intervient dans un contexte de hausse des menaces et attaques visant les élus américains des deux partis”, contextualise The New York Times.

Âgé de 39 ans, Solomon Peña “a échoué à se faire élire au Parlement local lors des élections de mi-mandat du 8 novembre dernier”, rappelle le quotidien new-yorkais.

Quelques jours après sa défaite contre le député démocrate sortant, Miguel García, le candidat républicain malheureux “a posté sur Twitter un message de soutien à la candidature de Donald Trump pour la présidentielle de 2024 et a souligné qu’il refusait de reconnaître sa défaite pour le siège de député du Parlement du Nouveau-Mexique”.

Cerveau d’une conspiration

Selon le chef de la police d’Albuquerque, Harold Medina, Solomon Peña serait “le cerveau d’une conspiration visant des élus démocrates” et aurait payé quatre hommes pour qu’ils tirent devant le domicile de quatre élus démocrates locaux.

Il se serait déplacé en personne au domicile de la sénatrice démocrate Linda Lopez le 3 janvier et aurait tenté de tirer avec un fusil automatique qui se serait enrayé. Un homme qui l’accompagnait a tiré plusieurs balles avec son pistolet en direction de la maison de l’élue, “dont une est venue se ficher dans la chambre de la fille de la sénatrice”, relate le quotidien.

La récente vague de tirs visant le domicile d’élus démocrates du Nouveau-Mexique “a débuté le 4 décembre, lorsque huit balles ont été tirées sur la maison d’une élue du comté de Bernadillo, Adriann Barboa”, explique le New York Times.

Le 8 décembre, c’est le domicile du député local Javier Martínez qui a été visé ; puis le 11 décembre celui d’une autre représentante du comté de Bernadillo, Debbie O’Malley.

Un partisan du déni électoral

Le quotidien new-yorkais rappelle également qu’après avoir été battu à plate couture aux élections de mi-mandat Solomon Peña “s’était rendu au domicile de trois représentants du comté ainsi que chez la sénatrice démocrate Linda Lopez pour se plaindre que les élections avaient été truquées”. En outre, l’homme a purgé une peine de sept ans de prison en 2008 pour vol.

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