États-Unis. À Minneapolis, la tension monte encore d’un cran

Courrier international (Paris)
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Alors que le procès de Derek Chauvin, le policier blanc accusé de la mort de George Floyd, entre dans sa phase finale, la mort de Daunte Wright, tué par une policière lors d’un contrôle de routine, vient ajouter de la colère au désespoir.

Même avant que la police ne tire sur Daunte Wright et le tue, “la ville de Minneapolis se préparait à vivre un printemps agité”, souligne le Washington Post. Mais la mort de ce jeune homme noir âgé de 20 ans, tué lors d’un banal contrôle routier “par une policière qui, au dire du chef de la police locale, aurait confondu son Taser avec son arme à feu, ne fait qu’ajouter de la colère et de l’huile sur le feu”, poursuit le quotidien de la capitale fédérale.

Car cette mort intervient, en effet, “dans une région où la tension est déjà forte”, au beau milieu du procès de Derek Chauvin, le policier blanc accusé de la mort de George Floyd, soit “le procès le plus important depuis les manifestations massives contre le racisme des forces de police”.

Verdict sous haute tension

Or, les attentes nourries par les potentielles retombées du procès, qui entre dans sa phase finale et dont le verdict devrait être rendu avant la fin avril, “sont déjà extrêmement élevées”, note le journal.

Avec la mort de Daunte Wright qui a rouvert les plaies et provoqué de nouvelles manifestations, militants associatifs et responsables locaux doutent qu’il soit possible de maintenir l’ordre “si Derek Chauvin devait être acquitté ou condamné pour des accusations moindres”.

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Et le quotidien de rappeler que la ville de Minneapolis est encore marquée par le chaos – les manifestations et les émeutes qui ont suivi la mort de George Floyd

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