États généraux de l’enseignement supérieur en RDC: les attentes sont énormes

En RDC, Félix Tshisekedi a annoncé la tenue cette année des états généraux de l’enseignement supérieur et universitaire. Il a promis que le gouvernement y apportera « des solutions idoines ». Aucune date n’a été donnée pour l’organisation de ces assises, mais ce qu’on sait ce que les attentes sont grandes dans ce secteur.

L'annonce de prochains états généraux de l'enseignement supérieur et universitaire voulus par le président Félix Tshisekedi arrive dans un climat de forte attente du secteur.

Les professeurs de l’Unikin, Université de Kinshasa, étaient d’ailleurs en grève il y a quatre mois. L'association des enseignants de la plus grande université du pays n'a pas encore été officiellement saisie, mais les doléances sont prêtes. Il y a les revendications salariales, les arriérés de salaires, des enseignants qui souhaitent pouvoir discuter du  financement global du secteur dans un contexte de précarité généralisée : les laboratoires et les bibliothèques sont vides pour la plupart des cas et l’infrastructure est vétuste.

Sur la table des négociations, ils espèrent également que diverses questions sociales seront débattues dont l’accès au crédit, la retraite, l’assurance maladie. L’Association des professeurs de l'Université pédagogique nationale (APUPN) souhaite que les recteurs et directeurs généraux des universités et instituts supérieurs publics soient élus et non simplement nommés comme c'est actuellement le cas.

Aucun échange formel avec les représentants du monde de l'enseignement n'a encore été engagé, mais tous entendent jouer la prudence pour éviter l'exemple de la gratuité de l'enseignement de base, qui au-delà de la bonne idée a du mal à se mettre en place sur le terrain.