États généraux de la justice : le dialogue est "totalement rompu", jugent des magistrats

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L’annonce n’était pas vraiment attendue par les magistrats et les modalités sont encore un peu floues. Les "États généraux de la justice" seront bientôt lancés, a annoncé l’Élysée dans un communiqué samedi, alors même que l’institution judiciaire est vivement critiquée par des élus politiques et des syndicats policiers. Katia Dubreuil, présidente du syndicat de la magistrature, dénonce samedi sur Europe 1 le manque de communication entre le ministère de la Justice et les organisations professionnelles sur le terrain.

"L'avis des professionnels n'est pas pris en compte"

Depuis le vote de la réforme principale de la justice en 2019, "le dialogue est totalement rompu entre les organisations professionnelles de magistrats et la chancellerie", lance Katia Dubreuil. La magistrate a du mal à comprendre le lancement de ces "États généraux", un an avant la fin du mandat présidentiel. "À aucun moment, depuis quatre années, l'avis des professionnels de terrain, des organisations professionnelles et syndicales n'a été pris en compte par le gouvernement. C'est un petit peu curieux aujourd'hui d'entendre tout à coup que finalement, les États généraux de la justice vont avoir lieu", poursuit-elle.

Rendre des comptes devant le Parlement

Les policiers et gendarmes avaient du mal à comprendre pourquoi seules leurs institutions liées aux forces de l'ordre étaient questionnées avec ce Beauvau de la sécurité lancé au début de l'année. L'idée, selon l'Élysée, est de réunir tous les acteurs de la ju...


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