"Elle était formidable": une collègue de Vira Ghyrytch, journaliste tuée à Kiev jeudi soir, lui rend hommage

La journaliste Vira Ghyrytch a été tuée lors du bombardement mené par les Russes sur Kiev jeudi soir. Sa patronne au sein de la rédaction de Radio Liberty, Maryana Drach, a fait le portrait de sa collègue et amie ce vendredi soir sur notre antenne.

"Je n’arrive pas à y croire". Sur notre antenne, la directrice de la rédaction de Radio Liberty est encore incrédule, au lendemain de la mort de sa collègue et amie, la journaliste Vira Ghyrytch, dont le corps a été découvert ce vendredi dans les décombres de son immeuble, détruit par une frappe russe. Jeudi, en effet, l'armée russe a mené son premier bombardement de Kiev depuis la mi-avril, au moment même où le secrétaire générale des Nations unies, Antonio Guterres, s'y trouvait en visite.

Maryana Drach a poursuivi, dressant l'éloge de sa reporter. "Elle était tellement formidable, et en tant que collègue et en tant qu’amie. Elle était toujours très active", a loué la directrice de la rédaction, qui en a dit plus long sur le quotidien de la défunte: "Elle travaillait souvent sur l’écologie, elle préparait notamment un documentaire sur la trace écologique que laisse la flotte russe dans la Mer Noire".

Mais tout n'est pas affaire de travail, et Maryana Drach a insisté sur les qualités humaines de Vira Ghyrytch: "Dans les équipes il y a souvent ces personnes qui fédèrent autour d’elles." Et Vira Ghyrytch était de celles-là.

"Son fils est complètement sous le choc"

Maryana Drach a pointé ce que la mort de son amie avait de particulièrement tragique: "Nous avons beaucoup de journalistes sur la ligne de front mais elle, elle était dans son appartement. Et vous savez, elle l’avez acheté tout récemment, elle venait d'emménager."

"Elle laisse aussi son fils, qui a trente ans aujourd’hui", a-t-elle encore mis en avant. Mayana Drach a ajouté: "D’ailleurs, je viens de lui parler et il appréhende la journée de demain car il doit aller à l’Institut médico-légal pour reconnaître le corps de sa mère. Il est encore complètement sous le choc".

"Sur les images, on a vu..."

Elle est revenue sur le moment où sa rédaction a dû se rendre à l'effroyable évidence:

"Quand nous avons appris hier que les missiles avaient de nouveau frappé Kiev, nous avons cherché à prendre de ses nouvelles parce que quand on a vu le lieu de la frappe, nous étions inquiets".

"Comme elle n’était pas dans la liste des blessés, nos collègues se sont rendus directement sur place", a-t-elle enchaîné: "Et sur les images, nous avons vu que c’était exactement le niveau de l’immeuble où se trouvait son appartement".

"C’est à ce moment-là que le groupe d’intervention est monté et a trouvé le corps de Vira", a-t-elle achevé.

Article original publié sur BFMTV.com

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