"Ils étaient dans le déni": Boris Johnson accuse la France de naïveté avant l'invasion russe

Le Premier ministre britannique Boris Johnson sort de ses bureaux au 10 Downing Street, le 19 avril 2022 à Londres - Daniel LEAL © 2019 AFP
Le Premier ministre britannique Boris Johnson sort de ses bureaux au 10 Downing Street, le 19 avril 2022 à Londres - Daniel LEAL © 2019 AFP

"Dans le déni jusqu'au dernier moment". L'ancien Premier ministre britannique est revenu mercredi sur les jours ayant précédé l'invasion de la Russie en Ukraine, en février dernier, et a critiqué au passage la réaction de la France alors, mais aussi de l'Allemagne.

L'invasion "a été un gros choc bien sûr, on a tous été surpris", explique-t-il sur CNN Portugal, "évidemment on pouvait voir des troupes russes se masser, mais tous les pays ne voyaient pas les choses de la même manière", ajoute-t-il.

Boris Johnson explique alors que lui "n'avait aucun doute" sur la situation à venir mais que "les Français étaient dans le déni, dans le déni jusqu'au dernier moment."

Pour les Allemands "il valait mieux que cela se termine rapidement et que l'Ukraine tombe"

Il en remet ensuite une couche sur l'Allemagne, déclarant que "les Allemands, eux pour toutes sortes de raisons économiques, ne voulaient vraiment pas en entendre parler."

Selon lui, "le point de vue des Allemands c'était que si cette catastrophe devait arriver, alors il valait mieux que cela se termine rapidement et que l'Ukraine tombe, et cela je ne pouvais pas le tolérer", assure-t-il.

L'Allemagne a répondu dans l'après-midi à ces déclarations, le porte-parole du gouvernement déclarant "que le très divertissant ancien Premier ministre a toujours un rapport unique avec la vérité. Cette affaire ne fait pas exception."

Boris Johnson a été un fervent défenseur de l'Ukraine pendant sa mandature, se rendant plusieurs fois à Kiev. Contrairement à Emmanuel Macron, il refuse tout dialogue avec le président russe Vladimir Poutine, qu'il a qualifié de "dictateur", depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine fin février.

Article original publié sur BFMTV.com