« Il a été saisi », comment Hollande a appris la dissolution et décidé de soutenir l’union de la gauche

Tulle, en Corrèze, dimanche dernier. Dans ce coin préservé, loin des klaxons de la rue de Rivoli, à Paris, la chienne Philae vit sa meilleure vie.

À deux pas, mines graves, François Hollande et Julie Gayet fixent sans bruit la télévision de la maison, égrenant les résultats des élections Européennes. L’ancien président de la République a déjà eu vent des rumeurs qui courent à Paris. Son successeur s’apprêterait à déclencher l’article 12 de la Constitution, pour dissoudre l’Assemblée nationale. Mais il n’a aucune confirmation, encore moins d’appel manqué de l’Élysée.

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La nouvelle tombe pour lui comme pour tout le monde, vers 21 heures. « Il était comme saisi, raconte un proche. Il a la conviction que c'est une prise de risque énorme. » Avec les scores de l’extrême droite, l'ex-chef de l'État en est persuadé : le Rassemblement national a toutes les chances d’arriver au pouvoir après les législatives.

Le lendemain matin, avant la cérémonie commémorant les 80 ans du massacre de Tulle, il le dit sans détour à Emmanuel Macron, qui fait un rapide passage dans la ville pour l'occasion. « Tu as pris une mauvaise décision ». Face à lui, l'actuel locataire de l'Elysée « agit comme si de rien n’était. Comme s’il était acquis que la France allait se mobiliser derrière lui le 30 juin » se navre l’entourage du Corrézien.

Tu as pris une mauvaise décision

François Hollande à Emmanu...


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