Cet été, découvrez Berlin différemment avec "Cours, Lola, cours"

"Cours Lola, cours" est sorti au cinéma en 1998. (Photo: Montage Le HuffPost avec 1998 X-Filme Creative Pool GmbH)

CINÉMA - Retour vers le passé. Alors non, Cours, Lola, cours (ou dans sa version originale Lola rennt), n’est pas nouveau. Mais le film du réalisateur allemand Tom Tykwer (Le parfum, Cloud Atlas...), qui date de 1998, reste propice, cet été, à la découverte de Berlin sous un autre jour, et notamment ses rues.

Son histoire, c’est celle d’une certaine Lola (Franka Potente), 20 ans et des cheveux rouges comme le feu. Rouges, oui. Pas roux. Son petit copain, Manni (Moritz Bleibtreu), est coursier pour un receleur de voitures. Malheur: il vient de perdre dans le métro un sac contenant une quantité astronomique de billets qu’il était censé remettre au trafiquant. S’il ne rend pas l’argent d’ici vingt minutes, il est cuit.

Le jeune homme est en grande détresse, il appelle Lola à la rescousse qui, ni une ni deux, s’élance dans la capitale pour trouver 100.000 marks et sauver son amoureux des griffes de son ravisseur.

Découvrez ci-dessous la bande-annonce de Cours, Lola, cours:

Le scénario est digne d’un épisode de 24. À la grande différence près que sa narration, elle, est divisée en trois parties, comme trois versions d’une même intrigue aux dénouements différents. Que va-t-elle choisir de faire? Braquer son père, une banque ou s’enrichir au casino?

Cet été, le service culture du HuffPost partage ses coups de cœur. On vous propose une série d’œuvres (à lire, à regarder ou à écouter) pour voyager même lorsqu’on ne part pas en vacances. Allemagne, Espagne, Japon ou États-Unis… Il ne vous reste plus qu’à vous installer confortablement pour embarquer dans ces histoires.

Un classique du cinéma allemand

Lola est emportée dans un tourbillon d’émotions, les siennes. Elle nous emporte avec elle dans les artères de la capitale allemnade, sans jamais s’arrêter de courir. Du quartier de Mitte aux Friedrichstrasse et Greifenhagener Strasse, en passant par l’Oberbaumbrückeun célèbre pont à deux étages reliant Friedrichshain et Kreuzberg, la course contre la montre de l’héroïne nous fait visiter la ville sans jamais se retourner.

(Photo: 1998 X-Filme Creative Pool GmbH)
(Photo: 1998 X-Filme Creative Pool GmbH)

(Photo: 1998 X-Filme Creative Pool GmbH)

Le tout accompagné d’une techno omni-présente et survoltée, une musique étroitement liée à la culture berlinoise dans les années 1990. C’est un signe, pour beaucoup d’amateurs du thriller, de son aspect résolument moderne pour l’époque.

En France, Cours, Lola, cours est somme tout méconnu. De l’autre côté du Rhin, il s’est érigé en classique, et ce dès sa sortie, comme le pointait du doigt un an plus tard Le Temps, selon qui Tom Tywker venait enfin “secouer un cinéma allemand assoupi”. Le troisième long-métrage du cinéaste n’a pas seulement fait plus de 2 millions d’entrées, il a aussi été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, comme la Mostra de Venise et Sundance, aux États-Unis.

Il a influencé la pop culture du monde entier. Le premier épisode de la série Allias avec Jennifer Garner a multiplié les références au long métrage. Présenté comme un des films préférés de Dawson dans la série pour ados, il y est aussi fait allusion dans un générique des Simpson. Enfin, Netflix Inde lui a même dédié un remake en 2022. Il s’intitule Looop Lapeta: La boucle infernale.

Le diable est dans les détails

Ça n’est pas anodin. Le film est riche, pas uniquement grâce à son héroïne. Les personnages secondaires sont travaillés, à l’instar de Doris qui, selon les versions, est tour à tour alcoolique, gagnante au loto et témoin de Jéhovah.

(Photo: 1998 X-Filme Creative Pool GmbH)
(Photo: 1998 X-Filme Creative Pool GmbH)

(Photo: 1998 X-Filme Creative Pool GmbH)

La mise en scène tient en haleine, mélangeant un panel d’éléments symboliques comme la fuite du temps, la spirale de la vie ou le jeu des couleurs. L’une d’elles saute aux yeux, c’est le rouge, comme le rappelait, en 2013, la pastille d’Arte Blow Up sur la couleur rouge au cinéma. On la retrouve sur un téléphone, dans la crinière flamboyante de Lola évidemment, dans le filtre des scènes au lit ou dans certains éléments signalétiques des rues qu’elle traverse.

Au fond, la vie ne serait-elle pas qu’une succession de détails infimes et de probabilités? À Berlin, dans Cours, Lola, cours, ça en a tout l’air. Seule certitude: le film est à retrouver en VOD sur la plateforme d’Orange.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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