«Été 85», une amitié passionnelle entre deux garçons

C'est le premier film labellisé « Cannes 2020 » à sortir en salles de cinéma : « Été 85 », signé François Ozon, est en effet cette semaine à l'affiche des cinémas en France avec l'espoir de ranimer une fréquentation encore timide.

Ce 19e film du réalisateur de Potiche et Grâce à Dieu aurait dû être présenté au Festival de Cannes. Mais, Covid oblige, l'événement n'ayant pas pu se tenir, la décision a été prise d'accorder un label Cannes 2020 aux œuvres qui sortiraient en salles.

Dans Été 85, il y a les tubes et les tenues de l'époque, le goût d'une période encore bénie, insouciante, avant l'épidémie de Sida... François Ozon filme une amitié passionnelle entre deux garçons, une aventure homosexuelle vécue simplement, naturellement, mais qui comporte une part sombre...

Une confession autobiographique

Dans cette ville balnéaire du nord de la France, Alex, 16 ans, tombe fou amoureux de David, de deux ans son aîné, un fils de famille solaire et envoutant. François Ozon adapte le roman britannique La danse du coucou d'Aidan Chambers. Mais le travail de transposition est tel qu'on pourrait y déceler une confession autobiographique. Le jeu du soleil sur la plage du Tréport se marie dans le film à un romantisme sombre. Cette histoire d'amour tragique est également un récit initiatique, qui montre le jeune Alex se transformer en écrivain.

Avec ce retour nostalgique sur sa propre adolescence, par le choix des thèmes et la fraîcheur du regard, on pourrait presque considérer Été 85 comme un premier long métrage. Et pourtant c'est déjà le 19e film de François Ozon qui va bientôt entamer le tournage de son projet suivant.

 

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