«Un été comme ça», Denis Côté explore «ce grand trou noir» de la sexualité féminine

Le Québécois Denis Côté est un réalisateur prolifique et souvent déroutant. « Un été comme ça », son quatorzième long métrage en seize ans, parle des addictions sexuelles de trois jeunes femmes réunies dans un manoir pour parler de leurs désirs et traumatismes. Une retraite très spéciale en compagnie de deux sexologues qui s’avère vite surtout spirituelle. Une création cinématographique où la nudité se transforme en métaphore d’une société sans jugement. Entretien.

RFI : Un été comme ça est d’abord un univers très fermé avant de devenir un espace social capable d’accoucher des confessions. Notre époque marquée par la pandémie de Covid, où les individus sont de plus en plus renfermés sur eux-mêmes, a-t-elle changé votre regard de cinéaste sur le monde ?

Denis Côté : Je vais être obligé de vous dire : « Non ». La longue période de la pandémie de Covid, je ne l’ai pas vécue dans la peur. Je ne l’ai pas mal vécue. Je n’ai pas de grande famille, je vis tout seul. Donc, ma tête était quand même dans la vie « normale ». L’année dernière, j’ai réussi à faire un film qui s’appelle Hygiène sociale et où la pandémie n’était pas dans ma tête. Quand j’ai fait ce nouveau film, ce n’était pas du tout relié au Covid, la pandémie ne m’a pas affecté au niveau créatif.

Pourquoi avez-vous choisi un endroit fermé, une maison située dans les bois ?

Pour être franc, j’ai des problèmes de santé… Pour cela, je voulais un film calme qui se tournerait facilement, parce que j’ai très peu d’énergie. Pour cela, le film est aussi calme et dans un seul lieu. C’était pour m’aider. Cela n’a rien à voir avec la pandémie ou autre chose.


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