Des éruptions des étoiles à neutrons sont 10 à 100 fois plus violentes qu'on ne le pensait

Laurent Sacco, Journaliste
·2 min de lecture

Avant que l’on ne découvre théoriquement et expérimentalement (pour autant qu’on le sache) les trous noirs, d’autres astres relativistes tout aussi spectaculaires ont fait d’abord l’objet de l’attention des astrophysiciens. Il s’agit des étoiles à neutrons dont l’existence n’a d’abord été découverte qu’avec celle des pulsars en 1967. Si cette découverte a été possible grâce à l’essor de la radioastronomie, elle fut complétée plus tard par les progrès de l’astronomie X. Encore aujourd’hui, c’est la conjonction de ces deux fenêtres observationnelles dans deux bandes du spectre électromagnétique qui permet en premier lieu d’étudier les étoiles à neutrons. Plus récemment, c’est l’astronomie gamma et finalement, l’astronomie des ondes gravitationnelles, qui intervient en second lieu.

Tout avait commencé au début des années 1930 avec la découverte du neutron et le début des conceptions modernes sur les novae et les supernovae que l’on doit aux astrophysiciens Walter Baade et Fritz Zwicky. Les deux hommes avaient en effet pris conscience qu’il fallait introduire en astronomie une nouvelle catégorie de novae, ces étoiles transitoires très brillantes apparaissant une seule fois dans le ciel pour ensuite disparaitre à jamais et dont certaines ont été observées par les bâtisseurs du ciel qu’étaient Tycho Brahe et Johannes Kepler. Le nom qu’ils proposent alors va faire fortune : supernova. En compagnie de Rudolph Minkowski, astronome et neveu du célèbre mathématicien, Hermann Minkowski, Baade se rend compte que ces supernovae (SN) peuvent également être séparées en deux types, en fonction de leurs raies spectrales et des caractéristiques des courbes de lumière montrant l'évolution dans le temps de leur luminosité. D’autres divisions s’ajouteront mais ces travaux sont à l’origine de la classification moderne avec des SN II et les SN Ia.


Un début de présentation des l'histoire de la théorie des étoiles à neutrons. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez...

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