Éric Zemmour piégé sur la plage : un classique de la presse people

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Éric Zemmour devant un kiosque à journaux dans le 7e arrondissement de Paris.
Éric Zemmour devant un kiosque à journaux dans le 7e arrondissement de Paris.

En politique, mieux vaut éviter les plages ensoleillées qui peuvent vite se transformer en sables mouvants? Éric Zemmour en fait cette semaine les frais en se retrouvant épinglé en compagnie de son assistante au milieu des flots bleus. Mais pourquoi diable est-il allé faire bronzette à La Seyne-sur-Mer en marge de ses conférences, qui attirent inévitablement photographes et journalistes ? Grand habitué du cirque médiatique, il savait que sa baignade passerait difficilement inaperçue, d?autant que Paris Match et autres cadors de la presse people sont les spécialistes du genre. Pour eux, la plage est depuis toujours le cadre idéal de la révélation de l?intimité : elle est un lieu public, hors les murs, et donc difficilement compatible avec l?argument des victimes, qui brandissent inévitablement la protection de la vie privée.

Il faut toujours se méfier des photographes cachés derrière les dunes ou les pins parasols? Pour de Gaulle, l?affaire était pliée, il ne mettait pas les pieds à la plage. Les Pompidou, plus modernes, sacrifiaient à la photo officielle près de Carnac ou Brégançon dans des poses étudiées, mais tout cela restait très sage, en accord avec les grands journaux. Le premier à être épinglé par la presse fut Georges Marchais : en 1977, il fait bronzette en Corse, à Santa-Lucia-di-Moriani, et Paris Match est déjà là. Le photographe l?approche, réclame un cliché, le patron du PC rétorque qu?il ne donnera rien à un « journal du grand capitalisme »? L [...] Lire la suite

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