Éric Zemmour condamné à 10.000 euros d'amende pour ses propos sur les mineurs isolés

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Éric Zemmour photographié lors de ses vœux à la presse lundi 10 janvier (illustration) (Photo: Gonzalo Fuentes via Reuters)
Éric Zemmour photographié lors de ses vœux à la presse lundi 10 janvier (illustration) (Photo: Gonzalo Fuentes via Reuters)

JUSTICE - Et une condamnation de plus pour l’ancien journaliste. Ce lundi 17 janvier, Éric Zemmour a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 10.000 euros d’amende pour “complicité de provocation à la haine raciale”. En cause, des propos tenus à l’automne 2020 sur les migrants mineurs isolés.

“Ils n’ont rien à faire ici, ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont”, avait-il déclaré, du temps où il officiait en qualité de chroniqueur sur CNews. Dans la foulée, l’avocat d’Éric Zemmour, Olivier Pardo, a annoncé vouloir faire appel. “Un jugement a été rendu, mais la justice n’est pas encore passé”, a-t-il déclaré, niant tout racisme chez son client.

Dans un communiqué publié dans la foulée, le candidat d’extrême droite a dénoncé une “condamnation idéologique et stupide”, mettant en avant “les conclusions d’un rapport d’information sénatorial rendu public le 29 septembre dernier” faisant le constat que “les infractions commises par les jeunes en errance sont de plus en plus nombreuses, graves et violentes”.

“Si l’on suit la logique du Parquet et de mes juges jusqu’au bout, ces sénateurs devraient donc, eux aussi, être inquiétés pour ‘complicité de provocation à la haine raciale’?”, interroge Éric Zemmour. “J’ajoute que la justice parle de ‘haine raciale’, alors que ces immigrés ne constituent en aucune manière une ethnie, et encore moins une race. Il est donc impossible d’être ‘raciste’ à leur égard”, poursuit-t-il, dénonçant “un système judiciaire envahi par les idéologues”.

Un “projet de haine”

“C’est une décision importante car derrière ce projet médiatique, il y a un projet politique, un projet de haine qui tend à stigmatiser les personnes en raison de leur origine, de leur confession, de leur race”, a réagi après la condamnation Arié Alimi, avocat de la Ligue des droits de l’Homme (LDH). Même tonalité du côté de Stéphane Troussel, président PS du département de Seine-Saint-Denis, également partie civile dans ce dossier.

“J’espère que cette décision mettra un coup d’arrêt à l’escalade et la banalisation des discours racistes qui n’ont d’autre but que de fracturer la société à des fins électorales”, a réagi l’élu socialiste dans un tweet, remettant en cause la légitimité des ambitions présidentielles d’Éric Zemmour: “il faut ouvrir le débat : un multirécidiviste doit-il pouvoir être candidat à une élection?”.

À voir également sur Le HuffPost: Au meeting de Zemmour, on a tenté de parler pouvoir d’achat

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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