Éric Dupond-Moretti souhaite qu'un mineur "s'il commet un fait grave, puisse être placé en détention immédiate"

Le garde des Sceaux se dit favorable ce jeudi 13 juin sur BFMTV à une plus grande fermeté envers les mineurs lorsqu'ils sont auteurs d'un "premier fait grave" et qu'ils n'ont "jamais été condamnés" par le passé.

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti soutient ce jeudi 13 juin sur BFMTV qu'il est favorable au placement "en détention immédiate" des mineurs lorsqu'il "commet un fait grave".

"Un mineur aujourd'hui quand il commet un crime peut être placé en détention et c'est souvent la règle. En revanche, un mineur qui n'a jamais été condamné ne peut pas être emprisonné sauf si on a recours à une information judiciaire, ce qui a pour effet d'allonger et d'alourdir la procédure", explique-t-il.

"Je veux, et c'est une mesure de fermeté, de radicalité, qu'un mineur s'il commet un fait grave comme premier fait, puisse être placé en détention immédiate", soutient-il.

L'entourage du ministre précise à BFMTV qu'Éric Dupond-Moretti évoque ici des délits.

Le ministre a assuré que le gouvernement "travaill(ait) à un certain nombre de mesures" depuis plusieurs "mois", sur la justice des mineurs, alors que plusieurs faits divers impliquant des adolescents ont fait la une de l'actualité récemment.

La jeune Samara, 13 ans, avait été violemment agressée devant son collège de Montpellier début avril par plusieurs élèves et était restée dans le coma pendant plus d'une journée.

Un autre jeune, âgé de 15 ans, Shemseddine, avait été tabassé à mort quelques jours après à Viry-Châtillon, dans l'Essonne, par des jeunes âgés de 15 à 20 ans.

"Je pense qu'il n'est pas normal qu'on puisse en prison disposer d'un téléphone portable", a par ailleurs souligné Éric Dupond-Moretti.

"Il faut une modification législative" sur les fouilles au parloir, appelle-t-il, se disant favorable à des "fouilles systématiques". "Je vais prendre des circulaires", promet-il.

Le ministre a par ailleurs assuré que des "brouilleurs" ont été mis en place dans les prisons pour détecter la présence de téléphones portables. "Mais ils ne sont pas, pour des raisons technologiques, efficaces à 100%", dit-il.

Article original publié sur BFMTV.com