Éric Dupond-Moretti lance une appli mobile pour « simplifier la vie des justiciables »

Dupond-Moretti dégaine une appli mobile pour « simplifier la vie des justiciables », entre simulateurs et géolocalisation
EMMANUEL DUNAND / AFP Dupond-Moretti dégaine une appli mobile pour « simplifier la vie des justiciables », entre simulateurs et géolocalisation

POLITIQUE - App Vendôme. Éric Dupond-Moretti a annoncé, ce jeudi 5 janvier, son intention de créer une application mobile pour rapprocher les citoyens de l’institution judiciaire, lors de la présentation de son plan d’actions pour la justice.

« Après un premier impératif d’efficacité », pour lequel l’ancien ténor du barreau a annoncé des moyens humains et financiers majeurs, « vient naturellement le deuxième impératif qui est celui de la proximité, visant à simplifier la vie des justiciables, pour les rapprocher de leur justice », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse au ministère de la Justice.

C’est donc dans cette optique, que son « application pour smartphone » doit être lancée courant 2023, dès « le mois d’avril », à en croire sa promesse.

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Un objet, numérique, qui doit permettre aux Français d’obtenir un certain nombre d’outils, dans leur « poche », selon les dires d’Éric Dupond-Moretti, pour mieux appréhender et connaître l’institution.

Simulateur, avocats, géolocalisation…

Voilà pour la philosophie. Dans le détail, le garde des Sceaux a expliqué que cette application comprendrait des simulateurs pour calculer le montant d’une pension alimentaire, des indicateurs permettant de comprendre l’aide juridictionnelle ou d’identifier les lieux de justice dans sa zone. « On pourra aussi se géolocaliser pour accéder facilement à toutes les informations utiles sur son tribunal, localiser le point justice le plus proche, ou trouver un avocat ou un notaire », a encore expliqué le ministre.

La deuxième version de l’application, prévue pour 2024, devrait ouvrir d’autres possibilités. Pas des moindres, puisqu’il sera ainsi « possible pour une victime de demander par ce biais une indemnisation devant le tribunal correctionnel ou de former une demande d’aide juridictionnelle, a ajouté Éric Dupond-Moretti, selon qui le téléphone sera aussi utilisé pour la prise de rendez-vous par le conseiller d’insertion et de probation. Ou encore envoyer des rappels d’audience par SMS. »

Autant de nouveautés qui s’inscrivent dans une ambition plus globale pour Éric Dupond-Moretti : rendre le système judiciaire « plus fluide, plus simple, plus proche », pour endiguer le fossé qui est en train de se creuser entre les Français et leurs tribunaux. Le garde des Sceaux s’est notamment fixé comme objectif phare de réduire de moitié le délai des procédures civiles (actuellement porté à deux ans en moyenne) et de refondre, totalement, le code de procédure pénal. Une promesse d’Emmanuel Macron.

Reste désormais à savoir le sort de la nouvelle application ministérielle… À l’heure où celles-ci ne rencontrent pas toujours un franc succès d’audience. On se souvient par exemple de StopCovid, qui n’était « pas un échec, mais n’a pas marché », selon les mots d’Emmanuel Macron, ou de l’application « Ma sécurité », lancée par Jean Castex au printemps dernier. En fait, on ne s’en souvient pas tant que ça.

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