Éric Dupond-Moretti ironise sur Jean-Luc Mélenchon, "Lula français"

Astrid de Villaines
Eric Dupond-Moretti, avocat des parties civiles au procès Mélenchon.

JUSTICE - C’est le deuxième jour du “procès Mélenchon” au tribunal de Bobigny. Le leader de la France Insoumise comparaît pour “rebellion” et “actes d’intimidations” avec cinq de ses amis après la perquisition mouvementée au siège du parti en octobre 2018.

À la sortie de sa plaidoirie ce vendredi 20 septembre, le ténor du barreau Éric Dupond-Moretti, qui défend les parties civiles, a dénoncé “la logique paranoïaque” de Jean-Luc Mélenchon.

Le “Lula français”

“On demandait qu’il se retourne devant les policiers et qu’il dise ‘voilà, on a déconné, excusez-moi’, mais non, il ne peut pas le faire ça, puisqu’il est le Lula français”, a poursuivi le pénaliste, ironisant sur la proximité affichée par l’ancien candidat à la présidentielle avec l’ancien chef d’Etat emprisonné, auquel il a récemment rendu visite au Brésil.

“Il faudrait savoir, c’est un procès politique ou pas? Ils n’imaginaient pas qu’en rameutant la presse lors de cette perquisition, ils allaient forger la plus belle des preuves de leur culpabilité”, se félicite-t-il.

“On est chez les fous”

“Il y a tout dans le film. Il y a un procureur bousculé, un policier injurié, des policiers injuriés, on a la rébellion on a tout!” reprend Éric Dupont-Moretti, “mais ils ne veulent pas reconnaître parce qu’ils sont ici pour sauver leur parti. Il y a même des tweets qui sortent du téléphone de Jean-Luc Mélenchon alors qu’il est à la barre! C’est bien la preuve qu’on répond pour l’électorat et pas pour le tribunal”.

Éric Dupond-Moretti a ajouté “M. Mélenchon soutient que les policiers auraient dû quitter les locaux en raison de l’immoralité des actes qu’ils étaient en train de faire, mais on est chez les fous!”.

A la mi-journée, le parquet a requis trois mois de prison avec sursis et 8000 euros d’amende contre le leader de la France Insoumise.

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