Éric Bellion, sur la Route du Rhum : « Je n’ai plus l’impression que mon bateau va se briser à chaque vague »

© Nicolas Henry

« La mer est enfin bleue. » Sur la route du Rhum, le skipper de CommeUnSeulHomme powered by Altavia, Éric Bellion , peut enfin souffler. Après près d’une semaine de course, c’est un homme heureux que l’on a au bout de son WhatsApp, et qu’importe si les premiers, qui naviguent dans d’autres classes de bateaux, arrivent déjà mercredi matin (« punaise », lâche-t-il tout de même en l’apprenant). « Là, c’est le rêve, la mer est lisse, avant elle était grise. Je peux aller aux toilettes [rires]. Je n’ai plus l’impression que mon bateau va se fracasser à chaque fois qu’il tape une vague. »

Lire l’épisode 1 - Éric Bellion, skipper sur la Route du Rhum : « Ça fait quatre jours que je vis penché »

« Perdre son bateau, c’est perdre son compagnon »

Un soulagement, un vrai. Car la fin de la semaine a été marquée par des démâtages en série, dont celui de notre skippeuse Amélie Grassi sur La Boulangère Bio. D’autres ont chaviré (Brieuc Maisonneuve et Thibault Vauchel-Camus). Fabrice Amedeo, lui, a vu son bateau couler au fond de l’eau, après un incendie, et a été secouru par un cargo de marchandises. « C’est horrible pour un marin de perdre son bateau, réagit Éric Bellion à qui on apprend la nouvelle. Perdre son bateau, c’est perdre son compagnon, celui sur lequel on a trimé pendant des années. Il va devoir retrouver un bateau pour faire le Vendée Globe, mais il n’y a plus aucun bateau ! C’est hyper dur. Je pense à lui. »

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Je me suis tapé la tête, puis j’étais entouré de plein d’enfants qu...


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