Un équipage de l’armée de l’air sauvé par le parachute de son avion

Par Thierry Vigoureux
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Comme l'US Air Force, l'armée de l'air et de l'espace utilise des Cirrus por la formation initiale des pilotes.
Comme l'US Air Force, l'armée de l'air et de l'espace utilise des Cirrus por la formation initiale des pilotes.

La panne moteur sur un avion monomoteur, c'est le crash assuré. Dans le meilleur des cas, cela se termine par un atterrissage en campagne où l'habileté du pilote et la configuration des lieux sont déterminantes pour l'issue de l'opération. Mardi 13 avril, c'est probablement le pire qui attendait cet équipage de l'armée de l'air et de l'espace face au relief tourmenté de la vallée de la Durance un peu au nord-ouest de Cavaillon. Les trois navigants ont été confrontés à une perte de puissance du moteur. Un moniteur et deux élèves de la base aérienne 701 de Salon-de-Provence étaient à bord d'un monomoteur Cirrus SR-22 en entraînement IFR (vol aux instruments).

La procédure en cas de défaillance du moteur est de mettre les deux manettes (puissance et mélange du carburant) en avant et de changer de réservoir en activant la pompe, tout en gardant le contrôle de la trajectoire de l'appareil. Si rien ne change, le déploiement du parachute est envisagé, incontournable de nuit ou avec une mauvaise météo. La check-list indique de procéder avec la vitesse la plus basse possible. Il s'agit, en effet, de passer le plus en douceur d'une translation horizontale à une chute, verticale donc, amortie. Le mélange est coupé, ce qui arrête le moteur même si l'hélice continue à tourner avec le vent relatif.

Cirrus au-dessus de la Provence © Picasa

Avant le décollage, où l'utilisation du parachute a été décrite par l'équipage, la goupille de sécurité de la poignée retirée, et sa p [...] Lire la suite