Équateur: le gouvernement annonce la militarisation de toutes les prisons du pays

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Le gouvernement a décidé de militariser toutes les prisons du pays pour y garantir la sécurité. Une annonce faite le 1er octobre par la ministre de l’Intérieur, trois jours après la mort de 118 détenus lors de combats entre gangs dans la plus grande prison du pays, à Guayaquil.

Avec notre correspondant à Quito, Éric Samson

Un millier de policiers et militaires sont en train de fouiller de fond en comble la principale prison de Guayaquil, au sud-ouest du pays, qui porte encore les marques des combats de ces derniers jours.

Sous les lits, dans les murs, les tuyaux et sous les toits, ils ont découvert des armes blanches, des revolvers, des grenades, de la drogue, des portables... qui expliquent la violence des affrontements entre bandes rivales, notamment les Choneros et Los Lobos, liées aux cartels de la drogue mexicains de Sinaloa et de Jalisco-Nouvelle Génération.

Ces bandes se combattent pour le contrôle du trafic de drogue non seulement à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur des prisons. Depuis le début de l’année, plus de 230 détenus ont été assassinés lors de trois massacres en février, en juillet et fin septembre.

3600 policiers et militaires envoyés en renfort

Face au manque chronique de budget et de gardiens de prison, dont beaucoup sont menacés par les gangs, le président Guillermo Lasso a décidé d’envoyer 3600 policiers et militaires en renfort dans les 65 prisons du pays après avoir déclaré le système pénitentiaire en état d’exception.

Pour diminuer une surpopulation carcérale chronique, le gouvernement envisage enfin d’amnistier environ 2000 prisonniers de plus de 65 ans, malades ou handicapés.

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