Équateur: face à la contestation, l'état d'urgence étendu à trois autres provinces

Le président d'Équateur, Guillermo Lasso a estimé lundi que le mouvement indigène, qui mène depuis une semaine des manifestations antigouvernementales, veut le « chasser » du pouvoir et a décidé d'étendre l'état d'urgence à trois nouvelles provinces.

« Nous avons tendu la main, nous avons appelé au dialogue, mais ils ne veulent pas la paix, ils cherchent le chaos, ils veulent chasser le président », a affirmé Guillermo Lasso dans une vidéo publiée sur son compte Twitter. La vidéo diffusée par le président équatorien montre des images de manifestants se livrant à des violences dans la rue. « La démocratie ou le chaos, voilà la grande bataille », a ajouté le président conservateur.

Plus tard dans la journée, l'ancien banquier élu il y a un an a décidé d'étendre l'état d'urgence de trois à six provinces, sur les 24 que compte le pays, en raison des violences avec les forces de l'ordre. La mesure prise samedi pour les provinces de Pichincha (dont la capitale est Quito), Cotopaxi et Imbabura, a été étendue à celles de Chimborazo, Tungurahua et Pastaza, a indiqué le gouvernement par l'intermédiaire de son secrétariat aux communications. « Cette décision préserve le bien-être des citoyens face à la violence. Dans le même temps, les droits de ceux qui manifestent pacifiquement sont protégés », est-il ajouté.

Avant toute négociation, les indigènes exigent que M. Lasso réponde à une dizaine de demandes, dont l'interdiction des concessions minières sur leurs territoires.

(Avec AFP)


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