Équateur: 3600 policiers et militaires en renfort dans les prisons après de violents affrontements

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Des soldats gardent l'entrée de la prison de Guayaquil, dans le sud-ouest de l'Équateur après 118 morts dans des affrontements entre détenus.  - Fernando Mendez / AFP
Des soldats gardent l'entrée de la prison de Guayaquil, dans le sud-ouest de l'Équateur après 118 morts dans des affrontements entre détenus. - Fernando Mendez / AFP

Le gouvernement équatorien va envoyer 3600 policiers et militaires en renfort pour "garantir la sécurité" dans toutes les prisons du pays, a annoncé ce vendredi la ministre de l'intérieur, Alexandra Vela.

Le gouvernement gardera "3600 membres de la police nationale et des forces armées mobilisés en permanence et quotidiennement dans toutes les prisons de l'Équateur" pour y "garantir la sécurité", a déclaré la ministre au cours d'une conférence de presse à Quito.

Cette annonce intervient trois jours après la mort de 118 détenus dans des violences entre gangs dans une prison de Guayaquil (sud-ouest).

Une surpopulation de 60%

À la suite de ce massacre, le pire de l'histoire carcérale de l'Amérique latine, le président équatorien Guillermo Lasso a proclamé "l'état d'exception" dans les 65 prisons du pays, où les violences sont récurrentes depuis des années entre groupes criminels liés aux cartels mexicains.

Le centre pénitentiaire de Guayaquil, où ont eu lieu les derniers affrontements, compte à lui seul 8500 détenus, avec une surpopulation de 60%, selon les chiffres officiels.

S'exprimant au côté de la ministre, le Directeur des prisons, Bolivar Garzon, a indiqué que le gouvernement envisageait d'accorder une amnistie à quelque 2000 prisonniers de plus de 65 ans, souffrant de maladies ou de handicaps.

Cette mesure vise à désengorger le système pénitentiaire équatorien, d'une capacité de 30.000 places, mais confronté depuis plusieurs années à une surpopulation de 30%, à un manque de gardiens, à des coupes budgétaires, à la corruption et à la guerre des gangs.

Article original publié sur BFMTV.com

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