Épreuves de spécialité: pourquoi les élèves de seconde et de première n'auront pas tous leurs cours

Une épreuve du baccalauréat en juin 2021 à Strasbourg (photo d'illustration) - FREDERICK FLORIN © 2019 AFP
Une épreuve du baccalauréat en juin 2021 à Strasbourg (photo d'illustration) - FREDERICK FLORIN © 2019 AFP

L'heure des premières épreuves du bac. Entre mercredi et jeudi, les quelque 523.199 candidats et candidates au baccalauréat des filières générale et technologique plancheront sur leurs deux premières épreuves du bac: les épreuves de spécialité. Bien que cela ne les concerne pas, ces épreuves auront tout de même des conséquences pour les élèves de seconde et de terminale.

Car les enseignants qui vont corriger les copies de ces épreuves enseignent de nombreuses matières qui sont également au programme des classes de seconde et de première: mathématiques, physique-chimie, sciences économiques et sociales (SES), histoire-géographie, français... Et ces enseignants vont bénéficier de décharges pour corriger les copies. Ce qui signifie qu'ils ne feront pas cours le temps de la correction.

En clair: ils pourront prendre quatre demi-journées entre le 17 mai et le 3 juin pour corriger les épreuves de spécialité (soit 32 à 35 copies par correcteur). Ce qui concerne un tiers des enseignants du lycée, soit 45.000 professeurs sur un total de 150.000.

Des cours en moins?

Cela risque-t-il de perturber la fin d'année scolaire, allant à l'encontre de l'objectif de reconquête de ce calendrier affiché par la réforme du bac? Pour Édouard Geffray, le directeur général de l'enseignement scolaire, ce n'est pas le cas. "On est dans une année exceptionnelle puisque les épreuves devaient avoir lieu en mars et elles ont lieu en mai à cause du Covid", rappelle-t-il pour BFMTV.com. Sans compter que selon lui, pendant les épreuves, les élèves ne seront pas abandonnés.

"Ils peuvent faire des apprentissages à la maison et il y a beaucoup d'établissements qui ont mis en place un suivi autour de l'orientation."

Car les élèves de seconde sont actuellement en train de choisir les trois spécialités qu'ils suivront l'année prochaine - les triplettes - et les élèves de première les doublettes, c'est-à-dire les deux spécialités qu'ils conserveront en terminale. "Ça demande une réflexion personnelle, c'est le bon moment pour le faire."

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Mathématiques, SES et physique-chimie

Si tous les élèves ne seront pas impactés de la même manière, certains cours le seront certainement plus que d'autres, comme les mathématiques, les SES ou encore la phyisque-chimie, les trois enseignements de spécialité les plus choisis, respectivement par 37,5%, 35,8% et 31,2% des élèves de terminale.

Mais pour Édouard Geffray, le directeur général de l'enseignement scolaire, les épreuves de spécialités décalées en mai ne bousculeront pas les cours des élèves de seconde et de première.

"Pendant les demi-journées qui sont accordées pour corriger les copies, les autres professeurs ont cours de manière normale. Il y a éventuellement quelques cours qui ne pourront pas se tenir mais ce n'est pas ça qui va changer la donne pour les élèves de seconde, de première ou de terminale."

Article original publié sur BFMTV.com

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