Épinglée sur Twitter, Sandrine Rousseau éclaircit ses propos sur le contrôle des rapatriés d'Afghanistan

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Sandrine Rousseau - THOMAS SAMSON / AFP
Sandrine Rousseau - THOMAS SAMSON / AFP

La séquence a fait polémique sur les réseaux sociaux. À quelques semaines de la primaire écolo dont elle est l'une des candidates en vue du scrutin présidentiel de 2022, Sandrine Rousseau était l'invitée ce mardi sur BFMTV pour un débat autour de l'accueil d'Afghans en France, en présence du député LaREM Bruno Bonnell et du porte-parole du RN Laurent Jacobelli.

Deux phrases polémiques

Alors que la discussion tournait autour du suivi des rapatriés Afghans en France, dont 5 ont été placés sous surveillance sur le territoire français pour des liens présumés avec les talibans, l'ancienne Secrétaire nationale adjointe d'Europe Écologie Les Verts a réagi à ce sujet.

"Si vraiment il y a des personnes dangereuses, des potentiels terroristes, ce n’est pas parce qu’ils restent en Afghanistan qu’ils sont moins dangereux. Quelque part, les avoir en France, ça nous permet aussi de les surveiller", a-t-elle dit.

Relayée par plusieurs comptes sur Twitter, une courte séquence de 9 secondes prise au milieu de son propos a été vue près de 500.000 fois en un peu plus d'une journée. À plusieurs reprises, la femme politique est prise à partie pour sa "naïveté", certains l'accusant même de mettre les Français en situation de danger.

"On a les moyens de surveiller les personnes"

Contactée mercredi par France Inter, Sandrine Rousseau a tenu à préciser son propos. Si elle reconnaît "une phrase maladroite", elle ajoute: "ce que j'ai voulu dire, c’est que l’on doit rapatrier les populations civiles, on a les moyens de surveiller les personnes et le risque terroriste est contenu. D’ailleurs, on sait que dans ce type de rapatriement, sur place, on n’a pas le temps de faire cette étude."

Dans la suite de la séquence polémique, qui ne figure pas dans la version courte diffusée sur Twitter, elle évoque sa volonté de reconstruire l'Afghanistan avec les réfugiés qui sont arrivés sur le territoire national ces derniers jours.

"Je pense qu’on a une mission, qui est de reconstituer petit à petit une capacité de l’Afghanistan de sortir de régimes totalitaires, elle n’arrive pas à sortir de guerres fratricides et de courant les plus extrémistes. Il nous faut construire, et c’est peut-être ici que cela se fait avec les personnes qui résistent aux talibans, il faut donner accès aux talibans, et après, on installe des gens capables d’installer la paix", conclut-elle.

"Le risque est évident"

Mardi lors de son passage à notre antenne, Sandrine Rousseau avait, quelques minutes avant la sortie polémique, fait part de sa volonté de contrôler les rapatriés afghans.

"Nous avons les moyens de surveiller les personnes qui arrivent, et oui, il faut le faire pour nous protéger. Oui, il nous faut les accueillir et mettre en place des mesures de surveillance sur les personnes qui arrivent parce que le risque qu’il y ait une ou deux personnes qui s’infiltrent est évident, mais on le voit, là, on l’a fait, mais on ne doit pas perdre notre humanité par peur", avait-elle dit dans un premier temps.

En ce qui concerne la polémique sur les réseaux sociaux, Sandrine Rousseau aborde la situation avec fatalisme. "Je suis identifiée comme une cible depuis ces journées d’été d’EELV, celle dont il faut surveiller la moindre parole. Mais c’est d'une certaine manière une bonne nouvelle, cela veut peut-être dire quelque chose sur ce qui est en train de se passer", explique-t-elle sur France inter.

Article original publié sur BFMTV.com

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